Cath Eachroma

Battle of Aughrim (12th July 1691)

La Bataille d'Aughrim (12 juillet 1691)

To the tune:

"The piece is descriptive of the last great defeat of the native Gaelic army in Ireland, on July 12th, 1691, following the defeat of the Stuart forces at the Battle of the Boyne. Aughrim is located near Ballinasloe, County Galway, about 30 miles from Galway city, and is a small village.

It could be another expansion/contraction of the central musical motifs of the old ballad air "The Boyne Water" (Cowdery, 1990)."

1° The oldest printed reference quoted in Andrew Kuntz "Fiddler's Companion" is the Irish (?) March in the Dorian Mode found in Geoghegan’s "Compleat Tutor for the Pastoral or New Bagpipes", titled “A Bagpipe Concerto call’d the Battle of Aughrim, or the Football March.” c. 1745 - 46. Pg. 27.

2° A (fairly remote) variation of the foregoing tune (March 2/4 time, Dorian) is published, under the title "Cath Eachroma", in Walker’s "Historical Memoirs of the Irish Bards", in London, in 1786. In his "Waifs and Strays of Gaelic Melody", 1922, O'Neill writes: “To the musical antiquary war cries and battle pieces may not be without interest. To the modern ear they possess but little attraction; yet when Martin O'Reilly, the blind piper from Galway, at the Dublin feis in 1901 played a descriptive selection entitled "The Battle of Aughrim 1691" in which the blare of trumpets, battle onslaught, and wailing of the women were imitated, his performance was rapturously applauded."
Nearly identical is the Scottish reel "Loch Torridon" collected under N°185, in the "Scottish Dance Archives - Donald Collection" (Central Library Edinburgh).

3° The most frequently found version of the tune (still farther remote from the version N°1!) is titled “Lament for the Battle of Aughrim”. The second strain of it was borrowed for the Québécois tune “En fumant ma pipe.”
The interesting bagpipe rendering N°3.2 was found on the site "Breizh Partition"

4° A variant of the previous tune is titled "The return from Fingal" (Irish, "An Casad Ua Fine-Gall"), an Irish air or march to be found in O’Neill's "Music of Ireland" (1903), under No. 1816.
O’Neill (1913) states this air was learned by the Irish collector Dr. Petrie from the playing of Munster pipers, and was supposed to have been the march played or sung by Brian Boru’s Munster troops on their return home from their triumph over the Danes at Clontarf (another name for "Fingal") in 1014, in which Boru was killed.

Sources: Part of the information above was provided by a kind contributor from Italy, most of the rest, as usual from "The Fiddler's Companion" (cf. Links).
Aughrim Monument


Tune - Mélodie N°1
"A Bagpipe Concerto call'd The Battle of Aughrim"
or "The Football March" from Geoghegan's "Compleat Tutor
for the Pastoral or New Bagpipes", p. 16 (c. 1745)

Tune - Mélodie N°2
Irish March "Cath Eachroma"
from the Appendix to Walker’s "Historical Memoirs
of the Irish Bards" (London, 1786) or "Loch Toridon"

Tune - Mélodie N°3
March (2/4 time) "The Battle of Aughrim"
Sound background to the present page

Tune - Mélodie N°4
March "The Return from Fingal"
from O’Neill's "Music of Ireland" (1903)

Tunes sequenced by Ch.Souchon

Tune - Mélodie N°3 bis
March "The Battle of Aughrim", A Pipe version
from the site "Breizh Partitions"

mélodie de base de Aughrim

Basic theme of the "Battle of Aughrim" tunes

Sheet music - Partition (tune N°3)

A propos de la mélodie:

"Ce morceau décrit la grand défaite de l'armée irlandaise contre les Anglais le 12 juillet 1691. Elle fait suite à la défaite des forces de Jacques II Stuart à la bataille de la Boyne. Aughrim est situé non loin de Ballinasloe, Comté de Galway, à environ 50 km de Galway. C'est un petit village.

Ce pourrait être une des nombreuses variations (raccourci ou développement) de l'air de l'ancienne ballade "Les eaux de la Boyne" (Cowdery, 1990)."

1° La plus ancienne version imprimée citée par le "Fiddler's Companion" est la marche irlandaise (?) en mode dorien qui figure chez Geoghegan, dans son "Manuel complet de la cornemuse pastorale dite 'nouvelle cornemuse'". C'est le "Concerto pour cornemuse "Bataille d'Aughrim" ou "Marche du ballon", vers 1745 - N°46, pg.27.

2° Une variante (assez éloignée) de l'air précédent (marche 2/4 temps, mode Dorien) fut publiée, sous le titre "Cath Eachroma", par Walker, à Londres, en 1786, dans ses "Mémoires historiques des anciens bardes irlandais". Dans ses "Enfants abandonnés de la mélodie gaélique" (1922), O'Neill écrit. "Ce morceau plaira aux amateurs d'airs martiaux. L'auditeur moderne n'y trouvera souvent que peu d'intérêt. Pourtant, lorsque Martin O'Reilly, le sonneur aveugle de Galway, joua aux "feis" de Dublin en 1901, la suite descriptive intitulée "La bataille d'Aughrim de 1691", où sont imités sonneries de clairons, cliquetis des armes et lamentations des femmes, il déchaîna des tonnerres d'applaudissements."
Le reel écossais "Loch Torridon" qui porte le n°185 dans les "Archives de danse écossaise" de la collection Donald (Central Library Edinburgh) est presque identique.

3° La version de ce morceau la plus souvent citée (encore plus éloignée de l'air N°1) est intitulée "Lamentation sur la bataille d'Aughrim". La seconde partie se retrouve dans l'air québécois "En fumant ma pipe".
L'intéressante transcription pour la cornemuse de cette mélodie provient du site "Breizh Partition".

4° Une variante de l'air précédent s'intitule "Le retour de Fingal" (en irlandais, "An Casad Ua Fine-Gall"), que l'on trouve, sous le N°1816 dans le recueil d'O'Neill, "Musique d'Irlande".
O Neill (en 1913) indique qu'il le tient du collecteur irlandais, le Dr Petrie qui l'a recueilli auprès de sonneurs du Munster. On dit que ce serait la marche jouée ou chantée par les soldats de Brian Boru à son retour de sa campagne victorieuse contre les Danois à Clontarf (autre nom de Fingal) en 1014, où Boru perdit la vie.

Sources: Une partie des informations ci-dessus a été communiquée par un aimable contributeur italien. Quant au reste, il provient essentiellement du "Fiddler's Companion" d'Andrew Kuntz (cf. liens).

Line
BATTLE OF AUGHRIM

"Following the return of William III to England, his army in Ireland was commanded by Ginkel. Hearing of French successes on the European mainland, the Jacobites rejected overtures of peace and carried out some successful skirmishing over the winter of 1690-1691.

In May 1691 the Jacobites acquired a new commander, Charles Chalmont, the Marquis de Saint-Ruth. His considerable reputation was severely shaken, however, when in June he failed to stop Ginkel's men fording the Shannon near the midlands town of Athlone. Sixteen miles to the south-west of Athlone, close to the village of Aughrim, Saint-Ruth prepared a set-piece battle on the limestone Galway plain. His plan was to lure the Williamites into a treacherous bog in front of his line. At first these tactics seemed to work: thick mist enveloped Ginkel's army as it moved out of Ballinasloe on Sunday 12th July; the Huguenots were drawn into the bog, cut off and slaughtered, while the Danes strove in vain to relieve them and Ulster Jacobites, led by Gordon O'Neill, spiked a battery of Williamite guns. 'They are beaten, mes enfants,' Saint-Ruth cried out, but a cannon ball, fired at extreme range, took off his head. As Ginkel made a devastating flanking assault over a narrow stretch of dry ground, the Jacobite horse - the flower of the Old English gentry - turned tail and abandoned their foot to their fate.

Aughrim was the bloodiest battle ever fought on Irish soil. One general, three major-generals, seven brigadiers, 22 colonels, 17 lieutenant-colonels, and over 7,000 other ranks were killed. Aughrim effectively ended the war in Ireland and on 3 October 1691 the Jacobite commander, Patrick Sarsfield, Earl of Lucan, signed the Treaty of Limerick: a century of peace ensued in Ireland."

The source of this -not unbiased- statement is the BBC History Homepage


LA BATAILLE D'AUGHRIM

"Après le retour de Guillaume III en Angleterre, son armée en Irlande fut placée sous le commandement du Général Ginkel. Ayant eu vent des succès français sur le continent, les Jacobites rejetèrent les propositions de paix et remportèrent quelques petites batailles au cours de l'hiver 1690-1691.

En mai 1691, les Jacobites se dotèrent d'un nouveau commandant en chef, le Français Charles Chalmont, Marquis de Saint-Ruth. Sa solide réputation d'homme de guerre fut gravement ébranlée cependant par son insuccès lorsqu'il tenta, en juin, d'arrêter les troupes de Ginkel qui franchissaient à gué le Shannon à proximité du village des Midlands d'Athlone. Trente-cinq kilomètres plus loin, au sud-ouest d'Athlone, près du village d'Aughrim, Saint-Ruth provoqua une bataille sur des positions préparées d'avance dans la plaine calcaire de Galway. Son plan était d'attirer les Orangistes dans un marécage à l'avant de ses lignes. Au début cette tactique sembla réussir: un brouillard épais enveloppait l'armée de Ginkel lorsqu'elle se mit en marche à partir de Ballinasloe le 12 juillet 1691. Les Huguenots qui furent attirés vers le marais furent séparés du reste des troupes et massacrés, tandis que les renforts Danois essayèrent en vain de leur porter aide et que les Jacobites d'Ulster, conduits par Gordon O'Neill, s'emparait d'une batterie de canons orangistes. "Ils sont battus, mes enfants!" s'écriait Saint-Ruth, quand un boulet de canon, tiré de très loin, lui emporta la tête. Lorsque Ginkel mena une dévastatrice attaque de flanc en utilisant une étroite bande de terrain sec, la cavalerie Jacobite, la fleur de l'ancienne noblesse anglaise, fit demi-tour et abandonna les fantassins à leur sort.

Aughrim fut la plus sanglante bataille qui ait eu lieu sur le sol irlandais. Un général d'armée, trois généraux de corps d'armée, sept généraux de brigade, 22 colonels, 17 lieutenants-colonels et plus de 7000 officiers, sous-officiers et hommes de troupes tombèrent ce jour-là. La défaite d'Aughrim marqua la fin de la guerre d'Irlande et le 3 octobre, le commandant en chef des Jacobites, Patrick Sarfield, Comte de Lucan, signa le Traité de Limerick: la paix régna en Irlande pendant cent ans."

La source de ce document -un peu partial- est le portail historique de la BBC





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