Cantique du Folgoët

Patronez Dous Ar Folhoat

Paroles de l'Abbé GUILLOU (Cleder 1830, Lesnéven 1887)


Musique
De Soeur Anne de Mesmeur, Religieuse à Crozon
Composée en 1865

Arrangement par Christian Souchon (c) 2008

BREZHONEG"

Refrain
Patronez dous ar Folgoad
Or Mamm hag hon introun
An dour en hon daoulagad
Ni ho ped a galon
Harpit an iliz santel
Avel diroll a ra
Tenn hag hirr eo ar brezel
Ar peoh O Maria !

Couplet 1
Eus an Arvor, ar Goure
Ni deu d'ho saludi
Oll ez omp ho pugale
Oll ho karom, Mari
Tud ar goure, Arvoriz
Diredet omp hirio
Da bedi 'vid an iliz
Da bedi 'vid or bro

Couplet 2
Gwechall er vro man 'veve
Eur paour berr a spered
Salaun ar Foll ne ouie
Netra Koule lavared
Daou her "Ave Maria"
Setu e oll bedenn
N'ehane ket d'o hana
Diwar skourr e wezenn

Couplet 3
Pell amzer, kan a zavas
A-us d'ar wezenn deo.
Eun deiz ar vouez a davas,
Salaün ne oa mui beo.
E ene gant an Elez
Oa aet d'ho lez, Itron,
Da gana ho madelez
Bepred e-tal ho tron.

Couplet 4
Ha lili 'oa diwanet
Ez-trumm war bez ar paour,
Hoc'h hano-c'houi garanet,
En deliou gwenn, en aour.
Al lili a ziwane
Er genou yen ha mut
: Ho floc'hig c'hoaz a gane
Hoc'h hano glan d'an dud.

Couplet 5
'Vel eur mor en em ledas
Ar brud dre Vreiz a-bez,
Ha Breiziz a ziredas
Da bedi war ar bez
Hag e-lec'h ar bod lili,
Evit ar grasou bet
O deus savet da Vari
Eun iliz kaer meurbed

Couplet 6
Mari, Mamm ar gristenien,
Ma karit an iliz,
Heb dale deut d'he difenn
Diouz enebourien kriz
Hirra ma c'heller gwelet,
Er mor 'z eus tarziou gwenn
Bagig sant Per 'zo strinket
Eus eur garreg d'eben.

Couplet 7
Diwallit na lavarfe
An dud fall 'zo er bed :
"Gwechall e oa Mamm Doue
Dous hag aes da garet ;
He diskouarn a oa tano,
Klevet a rae raktal.
Hirio ez eo pounner-gleo,
Outi eo ret krial."

Couplet 8
Nann, nann … A ! tavit pelloc'h
Rak Mari, tud difeiz,
Morse ne deo bet tommoc'h
He c'halon en e c'hreiz :
Gwelet eo bet o lenva
War gern ar meneziou :
Bemdez emai o paea
Hon dle dre he daelou.

Couplet 9
Dirak ho skeudenn, Mari,
Ni 'ra eur goulenn all ;
Beilhit mat war hor bro-ni,
Breiz-Izel ha Bro-C'hall.
Diwallit an eneou
Diouz mevelien Satan,
Selaouit hor pedennou
Hag hon tennit a boan.

Couplet 10
Bras eo bet hor pec'hejou,
Dister hor pinijenn :
Rak-se e dorn an Aotrou
E chom ar wialenn.
Gwall zouget omp d'ar pec'hed,
Hor mirit, Gwerc'hez vat,
Diouz an droug en deus trec'het
Jezuz o skuilh e wad.

Couplet 11
Merourez oc'h gant Jezuz,
Ha deoc'h e ro pep gras :
A ! bezit trugarezuz,
Hon ezommou 'zo bras,
E-kreiz an devalijenn,
O gwerelaouenn vrao,
Ra baro ho sklerijenn
A-us d'hor penn atao.

Couplet 12
Pell'zo c'houi 'zo bet choazet
Evit hor Rouanez ;
E nep bro n'ho peus kavet
Teneroc'h karantez,
Tud fidel a vandennou
A deu d'ho kaout bep bloaz,
Ha war hent ho chapeliou
N'eus ket eur c'heotenn c'hlas.

Couplet 13
Klevet a ran ho pedenn,
Bugale Breiz-Izel ;
Ya, rust eo ar wenodenn,
Ha tenn eo ar brezel,
Met na gollit ket fizians :
Dorn Doue ar c'hrenva,
Ha lagad e Brovidans
'Zo warnoc'h o para.

Couplet 14
Ma klevit mad hor pedenn,
Mirit ma daim da goll
Ma c'hellim kana laouen

Evel Salaün ar Foll :
"O Mari ! O Maria!"
C'hwi 'vezo on Itron ;
Beteg an eur diweza,
Renit en or c'halon.

Couplet N2
Klevet ho-peus 'n ho kalon,
Komzou an êl Santel
Digemeret 'peus vidom
Mab Doue, n'eur c'havell.
Ho korv e-neus e c'hanet,
'Vid beza breur deom oll ;
Grit ma ouezim e gared
Evel Salaün ar Foll.

Couplet N3
Gand Jozef ho-peus klasket
Ho Mab chomet en Templ.
E gomzou ho-peus dalhet,
'N'ho kalon d'o intent.
Eüruz an néb a zelaou,
Komzou Jezuz beprèd,
Grit deom derhel e gomzou
'N'or c'halon 'vel stered.

Couplet N4
E traon ar groaz 'peus douget
Gantan e boaniou kriz.
Euz e galon 'peus gwelet
O tiwan an Iliz.
E Bask 'zo bet hoc'h hini,
Gantan edoc'h roet
Grit ma kerzim o Mari,
D'e heul evid ar Bed.

Note: La guerre est celle de 1870
et le texte fait aussi allusion à la perte des Etats Pontificaux
TRADUCTION FRANCAISE"


Douce Patronne du FOLGOAT
Notre Mère et notre Dame
Nos yeux mouillés de larmes
Nous vous prions de tout cœur.
Secourez la Sainte Eglise
Le vent souffle en tempête
Dure et longue est la guerre
La paix ! Ô Maria !


Gens du bord de mer et de l’intérieur des terres
Nous venons te saluer
Tous, nous sommes tes enfants
Tous nous aimons, Marie
Gens des terres et du bord de mer
Nous sommes tous accourus aujourd’hui
Pour prier pour l’Eglise
Pour prier pour notre Pays


Jadis, vivait en ce pays
Un pauvre, simple d'esprit,
Salomon Le Fou ne savait
Pour ainsi dire rien, sinon
Deux mots "Ave Maria"
Voilà toute sa prière
Qu'il ne cessait de chanter
Perché sur la branche d'un arbre


Jadis, vivait en ce pays
Un pauvre, simple d'esprit,
Salomon Le Fou ne savait
Pour ainsi dire rien, sinon
Deux mots "Ave Maria"
Voilà toute sa prière
Qu'il ne cessait de chanter
Perché sur la branche d'un arbre


Et un lys a poussé
Soudain sur la tombe du pauvre,
Avec votre nom marqué,
En lettres d'or, sur les pétales blancs.
Le lys prenait racine
Dans la bouche froide et muette :
Votre petit écuyer chantait encore
Aux hommes votre Saint Nom.


Comme le flux de la mer, se répandit
Dans toute la région la rumeur de ce prodige,
Et les habitants accoururent
Prier sur la tombe.
Et à la place du bouquet de lys,
En remerciement des grâces reçues,
Ils ont construit pour Marie
Une magnifique église.


Marie, Mère des chrétiens
Si vous aimez l'Eglise
Sans tarder, venez la défendre
De ses cruels ennemis
Aussi loin que porte le regard
La mer est couverte d'écume blanche
La petite barque de saint Pierre est projetée
D'un rocher à l'autre.


Évitez que ne disent
Les méchants de ce monde :
" Autrefois, la mère de Dieu était
Douce et facile à aimer ;
Elle avait l'ouïe fine,
Et entendait aussitôt ;
Aujourd'hui elle entend mal,
Il faut l'appeler par des cris."


Non, non … Taisez-vous donc,
Incroyants, car Marie,
N'a jamais été si chaleureuse
Au fond de son cœur :
On l'a vue pleurer
Au sommet des monts :
Chaque jour elle paye
Notre dette par ses larmes.


Devant votre image, Marie,
Nous vous adressons une autre requête ;
Veillez bien sur notre région,
La Basse-Bretagne et la France.
Protégez nos âmes
Des serviteurs de Satan,
Ecoutez nos prières
Et sortez-nous de la souffrance.


Nos péchés ont été importants
Et notre pénitence bien légère :
C'est pourquoi, dans la main de notre Seigneur,
Il reste un fouet.
Nous avons un sérieux penchant pour le péché,
Gardez-nous, ô bonne Vierge,
De faire le mal, ce mal qui a été racheté
Par Jésus en versant pour nous son sang.


Vous êtes l'intendante de Jésus,
Et il vous accorde toute grâce :
Ah ! Soyez indulgente,
Nos besoins sont immenses,
Au milieu des ténèbres,
O belle Etoile du matin,
Que brille votre clarté
En permanence sur nos têtes


Il y a longtemps que vous avez été choisie
Pour être notre Reine ;
Dans aucune région vous n'avez trouvé
Plus tendre amour,
Des fidèles en nombre
Viennent à vous chaque année,
Et sur les chemins des chapelles,
Il ne subsiste pas une herbe verte.


J'entends votre prière,
Enfants de Basse-Bretagne ;
Oui, le sentier est rude,
Et la guerre est dure,
Mais ne perdez pas confiance :
La main de Dieu est la plus forte,
Et l'œil de la Providence
Veille sur vous.


Si vous entendez bien notre prière,
Evitez que nous n'allions à notre perte
Et faites que nous puissions
Chanter de tout cœur,
Comme Salaün ar Foll
"O Marie, O Maria"
Vous serez Notre Dame
Jusqu'à la dernière heure
Régnez sur notre cœur.


Vous avez entendu dans votre cœur
Les paroles du saint Ange,
Vous avez accueilli pour nous
Le Fils de Dieu dans un berceau.
Votre corps lui a donné vie
Pour être notre frère à tous.
Faites que nous sachions l'aimer
Comme Salaün ar Foll.


Avec Joseph vous avez cherché
Votre Fils au Temple.
Vous avez gardé ses paroles,
Dans votre cœur pour les comprendre.
Heureux celui qui écoute
Toujours les paroles du Christ,
Faites que nous gardions ses paroles
En nos cœurs comme des étoiles


Au pied de la croix, vous avez porté
Avec lui ses dures souffrances.
De son cœur vous avez vu
Germer l'Eglise.
Sa Pâque fut la vôtre,
En même temps que lui vous vous donniez
Marie, faites que nous marchions
A sa suite pour le monde.

Source: Site Internet de ND du Folgoët



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