La petite marguerite

The tiny daisy flower

Georges Brassens (1955)

1. La petite Marguerite Est tombée, Singulière, Du bréviaire De l'abbé Trois pétales De scandale Sur l'autel, Indiscrète Pâquerette, D'où vient-elle ? (bis) 2. Dans l'enceinte Sacro-sainte, Quel émoi Quelle affaire, Oui, ma chère, Croyez-moi ! La frivole Fleur qui vole, Arrive en Contrebande Des plat's-bandes Du couvent. (bis) 3. Notre Père Qui, j'espère, Êt's aux cieux, N'ayez cure Des murmures Malicieux, La légère Fleur, peuchère ! (2) Ne vient pas De nonnettes, De cornettes En sabbat. (bis) 4. Sachez, diantre! Qu'un jour, entre Deux Ave, Sur la Pierre D'un calvaire Il l'a trouvée, Et l'a mise, Chose admise Par le Ciel, (3) Sans ambages, Dans les pages Du missel. (bis) 5. Que ces messes Basses cessent, Je vous prie. Non, le prêtre N'est pas traître À Marie. Que personne Ne soupçonne, Plus jamais, La petite Marguerite, Ah ! ça mais! (4) (bis)

1. The wee tiny Pretty daisy, Down it fell, Strange to say, From the priest's bre- viary, well! Those three petals Of mere scandal In the shrine! On the altar! This wee flower, How unfine! (twice) 2. In the holiest Of premises What a stir! Such a story Should, believe me, Not occur! How if the light Flower in flight Found its way, Slyly from the Garden of the Nunnery? (twice) 3. Our father who I presume In heaven art, To the hearsay Of mischief pay No regard! The slight flower, Flying over, Does not come From the cornets Of a sabbath Held by nuns. (twice) 4. Know that he found It on the ground By a way- side cross when he Prayed to Mary, Th' other day, And he put it, A thing permit- ted by her, In the pages Of his precious Book of hours. (twice) 5. Let all these low Masses cease now, Instantly! The minister Is no traitor To Mary. Let nobody Spread calumny, Uncalled for, On the tiny Pretty daisy. Ever more! (twice) Transl. Christian Souchon (c) 2017

NOTES

(1) Comme pour la plupart des chansons de Brassens sur ce site, cette traduction anglaise chantable s'inspire de la traduction en quasi-prose publiée sur son blog par David Yendley (http://dbarf.blogspot.fr/2012/05/alphabetical-list-of-my-brassens-songs.html). Il en est de même de l'essentiel des présents commentaires. (cf. note 3)

(2) There is a story that Brassens offered this song to Brigitte Bardot, who, it is believed, was an intimate friend. The story goes on to say that she refused because of one line. The line to which she is supposed to have objected is: Fleur, peuchère ! The word "peuchère" is an oath of southern French origin, which Collins Robert translates as "streuth!"- which makes it quite mild. Only a native speaker knows the power of an expletive and, no doubt, Brigitte Bardot found this very unladylike.

This is a relatively unimportant line and Brassens could have easily rephrased it. I would have thought that what she would have found difficult to deliver, would be the last line, where he finally expresses his despair and disbelief at the behaviour of the respectable devout in the supposedly enlightened 20th century.
(2) On raconte que Brassens offrit cette chanson à Brigitte Bardot, qui était, croit-on, une amie intime. On raconte aussi qu'elle la refusa à cause d'une ligne, celle où l'on l'on trouve l'expression "peuchère!", une exclamation qui fleure bon le midi et que le Collins Robert traduit parle mot anglais "streuth!" - ce qui en fait moins qu'un juron! Seuls les indigènes peuvent apprécier le contenu affectif d'un tel mot et il faut croire que Brigitte Bardot le jugeait fort inconvenant pour son standing.

C'est un vers de peu d'importance que Brassens aurait facilement pu reformuler. Je tendrais à penser qu'il aurait posé un problème à Brigitte s'il s"était agi du vers final, celui où Brassens exprime sa déconvenue et sa perplexité face à la bien-pensance d'un vingtième siècle qu'on aurait pu croire éclairé.

(3) "Chose admise par le Ciel" - "A thing admitted by God" is a hint at Moliere's Tartuffe: "Si ce n'est que le ciel qu'à mes vœux on oppose,. Lever un tel obstacle est à moi peu de chose!"

(4) David Yendley wrote "The music of this poem comes from the rhythm of two lines of four feet followed by one line of three feet. I have tried to keep to this, but have not always managed it." I made a point of taking up the challenge in my own translation.



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