Rien à jeter

Nothing to discard

Georges Brassens (1969)

1. Sans ses cheveux qui volent J'aurais, dorénavant Des difficultés folles A voir d'où vient le vent Tout est bon chez elle, y a rien à jeter Sur l'île déserte il faut tout emporter 2. Je me demande comme Subsister sans ses joues M'offrant de belles pommes Nouvelles chaque jour Tout est bon chez elle, y a rien à jeter Sur l'île déserte il faut tout emporter 3. Sans sa gorge, ma tête Dépourvue de coussin Reposerait par terre Et rien n'est plus malsain. Tout est bon chez elle, y a rien jeter Sur l'île déserte il faut tout emporter 4. Sans ses hanches solides Comment faire, demain, Si je perds l'équilibre Pour accrocher mes mains? Tout est bon chez elle, y a rien à jeter Sur l'île déserte il faut tout emporter 5. Elle a mille autres choses Précieuses encore Mais, en spectacle, j'ose Pas donner tout son corps. Tout est bon chez elle, y a rien à jeter Sur l'île déserte il faut tout emporter. 6. Des charmes de ma mie J'en passe et des meilleurs, Vos cours d'anatomie Allez les prendre ailleurs. Tout est bon chez elle, y a rien à jeter Sur l'île déserte il faut tout emporter. 7. D'ailleurs c'est sa faiblesse, Elle tient à ses os Et jamais ne se laisse- rait couper en morceaux. Tout est bon chez elle, y a rien à jeter Sur l'île déserte il faut tout emporter. 8. Elle est quelque peu fière Et chatouilleuse assez, Et l'on doit tout entière La prendre ou la laisser. Tout est bon chez elle, y a rien à jeter Sur l'île déserte il faut tout emporter.

1. S'pose her hair were not blowing In the air, I would come Into big trouble seeing Where the wind's blowing from. All is right with her – there’s nothing to discard, On the desert isle, of her take every part! 2. Without her cheeks, my doctor Would not be kept away: They give me two fine apples New and fresh every day. All is right with her – there’s nothing to discard, On the desert isle, of her take every part! 3. My head, without her bosom, Of cushioning deprived, Would tend the ground to fathom And this were ill-advised. All is right with her – there’s nothing to discard, On the desert isle, of her take every part! 4. What should I do if, perchance, Her plump hips did not stand My weight, when to keep balance I grab them with my hands? All is right with her – there’s nothing to discard, On the desert isle, of her take every part! 5. A thousand other merits She has I prize the same. To list them on a docket In public I'm ashamed. All is right with her – there’s nothing to discard, On the desert isle, of her take every part! 6. My love’s charms they are countless: I skip some of the best. Of an anatomy course else- where you will get the rest. All is right with her – there’s nothing to discard, On the desert isle, of her take every part! 7. Besides, this is her weakness: She hangs on to her skin And would never let herself Be carved and cut up thin. All is right with her – there’s nothing to discard, On the desert isle, of her take every part! 8. She is proud, just a trifle, But ticklesome, she is; Take all of her, ye peoples Or leave her, if you please! All is right with her – there’s nothing to discard, On the desert isle, of her take every part! Transl. Christian Souchon (c) 2017

NOTES
(1) Comme pour la plupart des chansons de Brassens sur ce site, cette traduction chantable est basée sur la traduction en prose de David Yendley (http://dbarf.blogspot.fr/2012/05/alphabetical-list-of-my-brassens-songs.html).
C'est également l'origine de la note qui suit.

(2) Au cours d'une interview, alors qu'il était déjà d'un âge avancé, Brassens cita cette chanson parmi celles inspirées par son amour pour sa compagne Joha Heima. Bien qu'il s'agisse d'une déclaration d'amour sincère, -en elle il n'y a rien à changer-, ce texte n'est pas exempt de taquinerie, comme on peut s'y attendre toutes les fois que Brassens parle de sa "Püppchen". Il n'était encore qu'un timide jeune homme de 18 ans lorsqu'il fut fasciné par sa beauté. Il la regardait souvent passer dans les rues du quartier où il habitait.
(1) Like for most of the Brassens songs at this site this singable translation is based on the prose translation by David Yendley (http://dbarf.blogspot.fr/2012/05/alphabetical-list-of-my-brassens-songs.html whence the following note is borrowed:).

(2) During a conversation in the later years of his life, Brassens named this song among those he said were inspired by his love for his lifelong partner, Joha Heiman. Although it is a powerful declaration of love - he would not change the least part of her-, there is also the teasing which we come to expect when Brassens talks of his "Püppchen". He was only a shy youth of eighteen when her beauty had first captivated him. He used to gaze upon her as she passed him along the streets of the quartier of Paris, where he lived.



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