VII LES CAVALES DE DIOMEDE
Verseau - janvier-février
Air
Devenir son propre artisan et non plus l'artisan du monde extérieur
Nourriture
Vers leur festin vivant hennissent les cavales
Car le maître a jeté les captifs entravés
Qu'ils déchirent, ruant, de sang noir énervés,
Et le témoin là-haut rit de leurs faims rivales.
Mais le tueur de nuit l'a, tandis qu'il s'affale,
Par la jambe saisi, VERSE sur le pavé
Où les bêtes, fouillant par ses membres crevés,
Découvrent le secret de la chair qu'ils avaient.
"Ce n'est pas tout, dompteur de fauves seulement,
De nourrir l'étranger de ce qui n'est toi-même
Et prétendre braver le monstre en toi qui germe.
En vain oeuvreras-tu l'aliène élément.
Tu n'atteindras jamais la naissance suprême
Si tu n'est pas ta faim et ton propre ALIMENT."
Michel Galiana (c) September 2005
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VII THE MARES OF DIOMEDES
Aquarius - January-February
Air
Being one's own manufacturer instead of the outer world's
Nutrition
Scenting a feast of flesh the mares have set to neigh
For their master has cast for them fettered captives.
Excited by dark gore, they pull them to pieces
And the watcher above enjoys their greedy fray.
But the night slayer has suddenly bounded down
Grasped his leg, hurled him down. His blood FLOWS on the stones
Where the beasts, as they dig into the broken bones,
Uncover a secret store of flesh of their own.
"It's not enough, tamer of savage beasts only,
To feed these wild creatures on what is not yourself
And challenge the brute who in your inmost being rests.
In vain shall you try to shape the alien stuff.
Never shall you attain the ultimate rebirth
If you refuse your own hunger and FOOD to be."
Transl. Ch.Souchon (c) September 2005
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Puis Hercule fut chargé d'apporter à Eurysthée les
cavales de Diomède. Diomède leur donnait en pâture
la chair des voyageurs qui étaient assez insensés
pour accepter son hospitalité. Dans cette version
du mythe, Hercule apprivoisa les monstres en leur
faisant manger son propre maître. Puis il les parqua
et les conduisit jusqu'à la côte où ils les embarqua
pour Tiryns. Après les avoir montré à Eurysthée,
il les relâcha. Finalement ils furent dévorés par
des bêtes sauvages sur le Mont Olympe.
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Next Hercules was instructed to bring Eurystheus
the mares of Diomedes. These horses were fed on the
flesh of travellers who were foolish enough to accept
Diomedes' hospitality. In this version of the myth,
Hercules pacified the beasts by feeding them their
own master. He soon rounded them up and herded them
down to sea, where he embarked them for Tiryns. Once
he had shown them to Eurystheus, he released them.
They were eventually eaten by wild animals on Mount
Olympus.
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