A Toast

Un Toast

From Robert Malcolm's "Jacobite Minstrelsy", page 316, 1828

Tune - Mélodie
See Three Heaths
A bacchanalian song
Sequenced by Christian Souchon

A TOAST

1. Here's a health to the King whom the crown doth belong to;
Confusion to those who the right king would wrong so;
I do not here mention either old king or new king;
But here is a health, boys — a health to the true king. [1]

2. Here's a health to the clergy, true sons of the church,
Who never left king, queen, nor prince in the lurch;
I do not here mention either old church or new church;
But here is a health, boys — a health to the true church. [2]

Source: From Robert Malcolm's "Jacobite Minstrelsy", 1828
UN TOAST

1. Au monarque à qui la couronne revient de droit!
Malheur à quiconque voudrait nuire au vrai roi!
L'ancien, le nouveau? Le taire est préférable.
Mais, mes amis, buvons au seul roi véritable! [1]

2. Portons un toast aux vrais fils de l'Eglise, au clergé
Dont le soutien au roi n'aura jamais manqué!
Ancien, nouveau clergé? Faut-il qu'on le dise?
Mes amis, buvons à la véritable Eglise! [2]

(Trad. Christian Souchon (c) 2010)
Line
[1] "The Jacobite, during many years after the insurrection of 1745, were obliged to be exceedingly guarded in their expressions, for fear of exciting the jealousy or the resentment of Government. 'The Toast' is a good specimen of the sort of equivoque to which they resorted in communicating their political sentiments.

[2] It is the Episcopal Church that is here alluded to, for the Duke of Cumberland, finding the clergy of that persuasion very generally identified with the cause of the exiled family, caused every place of worship in which they officiated, to be shut up, immediately after the battle of Culloden.
It was not long till even severer measures were resorted to against them.
- An Act was passed, which ordained that every Episcopal clergyman, officiating without having taken the oaths of allegiance, abjuration, and assurance, or without praying once, during the performance of worship, for the King, his heirs and successors, and for all the Royal Family, should, for the first offence, suffer six months' imprisonment; for the second, be transported to the plantations for life, and, in case of returning from banishment, be subjected to perpetual imprisonment.
- Other conditions were required to constitute an Episcopal meeting a legal one;
- and the Act further declared, that any person resorting to an illegal meeting-house of that persuasion, without giving notice of such meeting to a magistrate within five days, should suffer fine and imprisonment.

In consequence of the extreme severity with which this statute was carried into effect, a vast portion of the Episcopalian clergy underwent a persecution not less severe than that which had been suffered by the Presbyterian Church in the reign of Charles II.
They displayed, however, under its continued oppressions, a fortitude not less exemplary, and testified by the constancy of their attachment to the principles which they professed, that in the words of the above song,:
" They never left King, Queen, nor Prince in the lurch."

The notes above are taken from Robert Malcolm's "Jacobite Minstrelsy", 1828
[1] "Pendant de nombreuses années après l'insurrection de 1745, les Jacobites furent obligés de se montrer excessivement prudents dans leur langage, pour ne pas exciter l'ire vengeresse du pouvoir. 'Le toast' est un exemple abouti des discours équivoques auxquels ils avaient recours pour exprimer leurs opinions politiques.

[2] C'est à l'Eglise épiscopalienne que l'on fait ici allusion. Le Duc de Cumberland, considérant que le clergé de cette confession soutenait majoritairement la cause de la famille exilée, fit fermer tous les lieux de culte où ils officiaient, aussitôt après Culloden.
On ne tarda pas à prendre contre cette Eglise des mesures encore plus sévères.
- Un Acte fut promulgué, infligeant à tout prêtre épiscopalien qui officierait sans avoir prêté les serments d'allégeance, d'abjuration et d'assurance, ou sans avoir prié durant le service religieux pour le roi, ses héritiers et ses successeurs et pour toute la famille royale, à la première infraction, un emprisonnement de six mois. En cas de récidive il encourait les travaux forcés à perpétuité dans les colonies et s'il revenait de relégation, la prison à vie.
- D'autres conditions étaient requises pour que des Episcopaliens puissent organiser leursq réunions.
- En outre, l'Acte disposait que toute personne qui participerait à une réunion clandestine de cette confession, sans le porter à la connaissance des autorités dans les cinq jours, serait passible d'une amende et d'une peine de prison.

Ces dispositions furent appliquées avec une rigueur extrême et une grande partie du clergé épiscopalien se trouva en butte à une persécution aussi implacable que celle subie par les Presbytériens sous le règne de Charles II.
Ces prêtres firent preuve, cependant, durant ces années de persécution, d'un courage non moins exemplaire, justifiant par la constance de leur attachement aux principes qu'ils professaient que, pour reprendre les mots du chant ci-dessus:
"que leur soutien au roi n'aura jamais manqué"

ces notes sont tirées du recueil de Robert Malcolm, "Jacobite Minstrelsy", 1828




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