The young Highland Rover

Le jeune Errant des Highlands

Published by Robert Burns in Scots Musical Museum, 1788, N°143

Tune - Mélodie
"Morag" - from "Scots Musical Museum", 1788, N°98
and Thomson's "Scottish Airs", 1799, by

Variant
(Slow air) Simon Fraser collection, 1815, N°119

Sequenced by Christian Souchon



To the tune:

The tune Morag is a Celtic air justly admired by Burns. In 1794 he wrote to George Thomson, that this song "was not worthy of the air. It is very little known and ought to be popular, if only on account of the melody."
When sending a copy of the Museum containing the song to Rose of Kilravock and to the Duke's librarian, Burns spoke of the melody in enthusiastic terms.

The tune is in Dow's Scots Music, c. 1776, N° 46.

According to "Complete Songs of Robert Burns Online Book" (the source of these comments), "a bad copy (?) is in Fraser's Highland Airs, No. 119. See No. 98 [of the present collection] (=SMM N° 143, 1788)".
The latter song is a love song reading thus:

Oh, Wat Ye Wha That lo'es Me?

Chorus
O, that's the lassie o' my heart,
My lassie ever dearer!
O, that's the queen o' womankind,
And ne'er a ane to peer her!

1. O, wat ye wha that lo'es me,
And has my heart a keeping?
O, sweet is she that lo'es me
As dews o' summer weeping,
In tears the rosebuds steeping! ...


Simon Fraser notes to his version of the tune:
"It is much to be regretted that, in framing words to this beautiful and admired melody, it appears to have been imperfectly communicated to Burns, or else his muse could not attain to the usual perfection of her efforts; at least the set given by Mr. G. Thomson does not sing with effect to the original Gaelic words, for which reason the editor gives the edition of his progenitor and Culduthel, who are known to be among the first who spread its fame, from their style of singing it".

There is another Jacobite song to a different Morag tune: see A Mhorag chiatach a chuil dualaich.
A propos de la mélodie:

La mélodie gaélique "Morag" faisait l'admiration de Burns. En 1794 il écrivait à George Thomson que son texte n'était "pas digne de l'air qui l'accompagnait. celui-ci mériterait d'être mieux connu, tant il est mélodieux."
Lorsqu'il envoya un exemplaire du "Musée" contenant ce chant à Rose de Kilravock et au bibliothécaire du duc, Burns mentionna la mélodie dans des termes enthousiastes.

On trouve ladite mélodie dans le recueil de Dow, "Scots Music", vers 1776, au N°46.

Selon "Complete Songs of Robert Burns Online Book" (d'où sont tirés ces commentaires), "on en trouve une copie défectueuse (?) dans le recueil de Simon Fraser au No. 119. Cf. No. 98 [de la présente collection] (=SMM N° 143, 1788)".
Le chant ainsi référencé commence comme suit:

Savez-vous donc qui m'aime?"

Refrain
Elle est la reine de mon âme,
Jamais je n'aurai tant aimé!
O, c'est la meilleure des femmes,
Qui lui peut être comparé?

1. Savez-vous donc qui m'aime?
Et qui sur mon cœur règne?
Plus douce est mon amante
Que la rosée charmante,
Abreuvant la rose en bouton! ...


Simon Fraser note à propos de sa version de la mélodie:
"On ne peut que regretter que, lorsqu'il écrivit des paroles sur cette belle et admirable mélodie, on ait communiqué à Burns une version imparfaite, sauf à supposer que sa muse n'ait pas pu atteindre en l'occurrence sa perfection coutumière. En tout état de cause, la mélodie publiée par M. G. Thomson ne convient pas au texte gaélique original. C'est pourquoi je publie ici la version que m'ont enseignée mon père et Culduthel qui, comme on le sait, sont les premiers à avoir popularisé ce chant par la qualité de leur interprétation."

Il existe un autre chant Jacobite, avec une autre mélodie: cf A Mhorag chiatach a chuil dualaich.


THE YOUNG HIGHLAND ROVER

1. Loud blaw the frosty breezes,
The snaws the mountains cover;
Like winter on me seizes,
Since my young Highland Rover
Far wanders nations over.
Where'er he go, where'er he stray,
May Heaven be his warden ;
Return him safe to fair Strathspey
And bonnie Castle-Gordon !

2. The trees, now naked groaning,
Shall soon wi' leaves be hinging,
The birdies, dowie moaning,
Shall a' be blythely singing,
And every flower be springing.
Sae I'll rejoice the lee-lang day,
When (by his mighty warden)
My youth's returned to fair Strathspey,
And bonnie Castle-Gordon !

Source: Complete Songs of Robert Burns -Online book. The MS. to this song is in the British Museum and the song is in Thomson's "Scottish Airs", 1799, 6y..
LE JEUNE ERRANT DES HIGHLANDS

1. J'entends hurler la bise!
Neiges et brumes grises!
Oh, l'hiver m'a surprise,
Quand mon cher vagabond
Partit au loin vers d'autres nations.
Où qu'il aille, l'errant,
Que le Ciel lui soit clément,
Guide ses pas vers le Strathpey
Où Castle-Gordon l'attend.

2. Mais je sais que s'apprêtent
Les feuilles à paraître.
Les oiseaux, à tue-tête
Vont se mettre à chanter
Toutes les fleurs voudront embaumer.
Que je serai contente
Quand le Ciel le guidant
Il reviendra dans le Strathpey
Où Castle-Gordon l'attend.

(Trad. Christian Souchon(c)2010)
Line
On September 7, 1787, Burns and his companion, being in the neighbourhood of Castle Gordon, the poet called on the Duke and Duchess, who received him with the greatest kindness and hospitality. He dined with the company at the Castle, and was pressed to remain, but he was obliged to refuse as he had left Nicol at Fochaber's Inn. The Duke sent a special messenger to invite Nicol to the Castle, but the irascible Schoolmaster had already exhausted his small stock of patience, and bluntly declined the invitation. Burns found him pacing in front of the Inn with a carriage and horses ready to start. The poet subsequently described himself ' as travelling with a blunderbuss at full cock,' and this time it went off. Writing afterwards to the Duke's librarian, he said: ' I shall certainly, among my legacies, leave my latest curse to that unlucky predicament which hurriedly tore me from Castle Gordon. May that obstinate son of Latin prose be curst to Scotch-mile periods, and damned to seven-leagued paragraphs; while Declension and Conjugation, Gender, Number, and Tense, under the ragged banners of Dissonance and Disarrangement, eternally rank against him in hostile array.'

Le 7 septembre 1787, Burns et son ami Nicol se trouvaient non loin de Castle Gordon. Le poète rendit visite au Duc et à la Duchesse qui lui firent les honneurs de la maison. Il dîna avec eux au château où l'on voulut le retenir pour la nuit. Il se vit contraint de refuser, car son compagnon l'attendait à l'auberge de Fochaber. Le duc envoya quelqu'un inviter Nicol à venir au château, mais l'irascible maître d'école, dont la patience avait été mise à rude épreuve, refusa tout net. Burns le trouva, faisant les cent pas devant l'auberge avec une calèche et un attelage prêts au départ. Le poète raconte ensuite comment il reprit la route avec "ce tromblon prêt à faire feu et comment, ce jour-là, le coup partit". Dans une lettre qu'il envoya plus tard au bibliothécaire du Duc, il disait: 'On trouvera sans doute dans mon testament que je lègue mes dernières malédictions à ce maudit concours de circonstances qui m'a fait fuir si précipitamment Caste Gordon. Maudit soit ce rejeton têtu de la prose latine: puisse-t-il être condamné à en écrire des périodes longues d'un mile écossais et des paragraphes de sept lieues; et qu'il soit, pour l'éternité, en butte aux attaques d'ennemis qui ont noms: Déclinaison, Conjugaison, Genre, Nombre et Temps, accourant se ranger sous l'étendard en lambeaux de la Dissonance et de l'Anacoluthe.

According to Stenhouse, who wrote comments to the "Museum", the song was written to commemorate the visit of Prince Charles Stuart to Castle Gordon, before his defeat at Culloden.
Selon William Stenhouse (auteur d'une partie des commentaires du "Musée"), le chant fut écrit pour commémorer la visite du Prince Charles Stuart à Gordon Castle, juste avant sa défaite à Culloden.



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