Simon Fraser, "The Fox", 11th Lord Lovat

Morair Sim

Tune
Lord Lovat's Welcome (Strathspey)
Captain Simon Fraser's Collection N°131

Sequenced by Christian Souchon

Simon Fraser, 11th Lord Lovat by Hogarth 1746

Line
Simon Fraser called "The Fox", Chief of Clan Fraser and 11th Lord Lovat, is one of the strangest characters of the ‘45. Though an unprincipled man, he was a good chief, who declared, "There is nothing I place in balance with my kindred (the Fraser clansmen)"

During his life Simon had one obsession: gaining the title of Lord Lovat and his Clan lands.

When the 9th Lord Lovat died, in 1697, his brother Simon Fraser, born in 1667, first induced the Lord's daughter to elope with him but she presently returned to her mother.
Therefore he decided to marry the widow of the 9th Lord, Lady Amelia - daughter of the Marquess of Atholl-. As she refused, Simon, with his Fraser clansmen, besieged Castle Dounie, took possession of the lands, and forcibly married her. She was brought to a church where the service was carried out - with Simon’s servants menacing the lady’s with their swords and his pipers playing to drown out her cries. By doing so he roused the fury of the Atholls who prosecuted him and compelled him to flee. For this he was convicted in absentia, "attainted" and sentenced to death. Due to his attainder, he could not succeed to the Lordship when the tenth Lord, also his brother, died in 1701.

In the summer of 1702, Simon ("the Fox") escaped to France. There he paid frequent visits to the Jacobite court. Whilst in France he converted to Catholicism and to please the Jacobite court laid down plans for a possible rising in Scotland.
He returned to Scotland in 1703 and the Strathspey you are listening to was composed by his minstrel on this occasion. Immediately he hatched a new plot against Atholl - his former ‘bride’ having had the marriage annulled and remarried in 1702-. In order to disgrace Atholl and regain his title, he took unadressed letters from the Jacobite court which he modified to implicate Atholl to the Duke of Queensbury, representant of the government in Scotland. But Atholl was informed in time of what was happening. Simon had to go back to his estates and went on corresponding with the Jacobites, whilst trying to ingratiate himself with the court in London.

He took no part in the 1715 Rising, but kept busy writing to both sides as usual to try and ingratiate himself. This earned him the government's pardon for his past activities and Simon availed himself of these events to help himself to defeated Jacobites sequestered lands.
In 1717 he again married, this time one of the daughters of his neighbour Grant of Grant, who bore him 2 sons and 2 daughters.
When the 1719 rising started, he wrote to the leader of the Jacobite Highland forces, the Earl of Seaforth promising to raise his Clan and join him. This was leaked to the government in London, and, immediately, he gave orders to his clan to oppose the rising, then headed to London. His arrival at court, coupled with the news that Frasers had taken Seaforth’s lands and fought against the rising, brought him into such favour that King George I agreed to be his eldest son’s godfather!

In 1724 Simon wrote a memorandum intented to the King: ‘a Memorial on the State of the Highlands’, in which he advocated strengthening the legal and armed power of the Highland Chiefs in order to keep order in Scotland. His suggestion of the raising of Highland Independent companies was taken up on, one of them he commanded for a time.
In 1729 he brought a reduction before the Court of Session of the decree of 1702, giving the heir female the title, and in virtue of a decree in his favour in 1730, became "Lord Fraser of Lovat".
In 1732 his wife died, but Simon remarried, this time to Primrose Campbell of Mamore. The following year, he finally succeeded in his legal wrangles and obtained, at last, the title of "11th Lord Lovat".
He still aided the Jacobites though, in 1736 helping John Roy Stewart to escape the country.

Simon Fraser, dit "Le Renard", Chef du Clan Fraser et 11ième Lord Lovat, est l'un des personnages les plus étranges de la rébellion de 1745.
Bien que dépourvu de principes, il fut un bon chef qui aimait dire "Il n'est rien que je mette en balance avec ma race (le clan Fraser)".

Toute sa vie, Simon n'eut qu'une idée en tête: obtenir le titre de Lord Lovat et les terres du Clan qui s'y attachaient.

En 1697, lorsque le 9ième Lord Lovat mourut, son frère Simon, né en 1667,commença par s'enfuir avec sa fille, mais bientôt celle-ci revint vers sa mère.
C'est pourquoi, il décida d'épouser la veuve du 9ième Lord, Lady Amelia, fille du Marquis d'Atholl. Comme elle refusait, Simon, aidé d'autres Frasers, assiégea le chateau de Downie, s'empara des terres et l'épousa de force. On la conduisit à l'église où le mariage fut célébré - tandis que les serviteurs de Simon menaçaient la dame de leurs épées et que ses sonneurs jouaient bien fort pour couvrir ses cris. Ceci provoqua la fureur des Atholls qui l'attaquèrent en justice et le contraignîrent à s'exiler. Il fut condamné par contumace, déchu de ses droits civils et condamné à mort. En raison de cette déchéance ("attainder"), il ne put accéder au titre de Lord lorsque le 10ième Lord Lovat, son frère, mourut en 1701.

En été 1702, Simon ("le Renard") s'enfuit en France. Il en profita pour rendre de fréquentes visites à la cour Jacobite . Il se convertit au Catholicisme et, pour plaire aux Stuarts échafauda les plans d'un soulèvement possible en Ecosse.
Il y retourna en 1703 et c'est à cette occasion que son ménestrel composa le strathspey qu'on entend. Il ourdit aussitôt un nouveau complot contre Atholl - sa précédente 'épouse' ayant fait annuler son mariage et s'étant remariée en 1702-. Pour provoquer la disgrace d'Atholl et récupérer son titre, il fit parvemir des lettres sans adresse émanant de la cour Jacobite, maquillées pour compromettre Atholl, au Duc de Queensbury, représentant le Roi en Ecosse. Mais Atholl fut informé à temps de ce qui se tramait. Simon dut ses retirer sur ses terres et continua de correspondre avec les Jacobites, tout en essayant de se faire bien voir de la cour de Londres.

Il ne prit pas part au soulèvement de 1715, mais continua d'écrire assidûment aux Hanovres et aux Stuarts, selon son habitude, pour être bien considéré des deux camps. Cela lui valut de ne plus être poursuivi pour ses activités passées et il en profita pour accaparer des terres Jacobites placées sous séquestre.
En 1717 il se remaria, cette fois-ci avec l'une des filles de son voisin Grant of Grant, qui lui donna 2 fils et 2 filles.
Lorsqu'éclata le soulèvement de 1719, il écrivit au chef des forces Jacobites des Hautes Terres, le Comte de Seaforth, promettant de soulever son Clan pour se joindre à lui. Mais la nouvelle parvint à Londres. Aussitôt, il ordonna à son Clan de combattre le soulèvement, puis s'empressa d'aller à Londres. Son arrivée à la cour, coincidant avec la nouvelle que les Frasers avaient conquis les terres de Seaforth et qu'ils combattaient le soulèvement, lui valut une telle estime que le Roi George I accepta d'être le filleul de son fils ainé!

En 1724 Simon rédiga, à l'intention du Roi, un ‘Memorandum sur la situation dans les Highlands’, où il développe l'idée d'un renforcement des pouvoirs légaux des chefs locaux des Highlands afin d'y maintenir l'ordre. On en retint sa suggestion de constituer des compagnies indépendantes de Highlanders et il eut le commandement de l'une d'elles pendant un moment.
En 1729 il demanda devant la Cour des Sessions le rapport du décret de 1702 qui accordait à une femme l'héritage du titre et obtint un décret en sa faveur en 1730 qui fit de lui "Lord Fraser de Lovat".
En 1732 sa femme mourut, mais Simon se remaria dès l'année suivante, cette fois avec Primrose Campbell of Mamore. En 1733, il parvint enfin à faire aboutir ses intrigues judiciaires et obtint enfin le titre de "11ème Lord Lovat".
Il n'en continua pas moins à se faire l'allié des Jacobites et, en 1736, il aida John Roy Stewart à quitter le pays.


To Hogarth's famous portrait: "The wicked old ruffian sits there, black badness written in every line of him, weighing up the world and waiting his chance. But, at least it is not a glum face; there is a mischievous, alert quality about the figure and about the unmistakable Fraser eyes. Hogarth caught the spirit of his subject, and it is his spirit that people remember."

Apropos du célèbre portrait par Hogarth: "Le vieux gredin est là qui trône, la méchanceté transpirant par tous les pores de sa peau, et qui soupèse le monde et qui guette sa chance. Mais, au moins, ce n'est pas un visage insipide que nous voyons. Il y a quelque chose d'alerte et d'attachant dans ce personnage et dans ce regard qui est indubitablement celui d'un Fraser. Hogarth a su saisir le côté spirituel de son modèle et c'est ce qui frappe avant tout".

Angus Fraser (The Clan Fraser Association For California)



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