The Blackbird

A disguised Jacobite song

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Melody 1

Melody 2

Sheet music - Partition

According to the Irish musicologist Chevalier William Henry Grattan Flood
(1858 - 1928) reference to this song is found as early as 1709.
Printed by the Scottish Poet (and wig-maker! and father of the homonymous painter)
Allan Ramsay (1686-1758) in 1724 in his "Tea Table Miscellany"
(song allegedly taken down from an Irishman who took part in the 1715 revolt).

Melody 3
Tune contributed (with the lyrics) by Paul Ernest

Tunes sequenced by Ch.Souchon

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Line
The BlackbirdLe merle

1. Once on a morning of sweet recreation,
I heard a fair lady amaking her moan,
With sighing and sobbing and sad lamentation,
Aye singing, "My Blackbird for ever is flown!
He's all my heart's treasure, my joy and my pleasure,
So justly my love my heart follows thee;
And I am resolved, in foul or fair weather,
To seek out my Blackbird, wherever he be.

2. "I will go. a stranger, to peril and danger,
My heart is so loyal in every degree;
For he's constant and kind, and courageous in mind.
Good luck to my Blackbird, wherever he be!
In Scotland he's loved and deeply approved,
In England a stranger he seemeth to be;
But his name I'll advance in Britain or France.
Good luck to my Blackbird, wherever he be!

3. "The birds of the forest are all met together,
The turtle is chosen to dwell with the dove,
And I am resolved, in foul or fair weather,
Once in the spring-time to seek out my love.
But since fickle Fortune, which still proves uncertain,
Hath caused this parting between him and me,
His right I'll proclaim, and who dares me blame?
Good luck to my Blackbird, wherever he be!"

1. C'est par un beau matin, lors d'une promenade.
Que j'entendis une gente dame chanter
Un chant entrecoupé de sanglots lamentables:
"Mon beau merle, à jamais, hélas, s'est envolé!
C'était mon seul trésor, ma joie, mon allégresse.
Mon coeur, aimable oiseau, veut te suivre à bon droit;
Et j'ai donc décidé de braver les averses,
Et de te rechercher, mon merle, où que tu sois.

2. "J'irai, moi l'étrangère au milieu des périls,
Car mon coeur fut et reste loyal envers toi,
En lui, tout est constant courage, rien n'est vil.
Tous mes voeux t'accompagnent, merle, où que tu sois!
Chaque Ecossais te jure amour et allégeance,
Alors que l'Anglais voit un étranger en toi;
Mais je crierai ton nom, ici tout comme en France.
Tous mes voeux t'accompagnent, merle, où que tu sois!

3. "La forêt réunit des espèces diverses,
Colombe et tourterelle ont le même séjour,
Et j'ai donc décidé de braver les averses,
Et, le printemps venu, de chercher mon amour.
Mais, puisque la Fortune inconstante s'entête
A prolonger l'absence et l'éloigner de moi,
Je proclame ses droits, contre vents et tempêtes!
Tous mes voeux t'accompagnent, merle, où que tu sois!"

Trad. Ch Souchon(c)2004

Line

The Blackbird of the song is the exiled James Francis Stewart, known as the "Chevalier de Saint Georges" or "The Old Pretender", whom the Jacobites considered since his father's death in 1701 as King James III -and VIII of Scotland..
To prevent prosecution, the Jacobites used to replace in some songs the name of the Stuart sovereign with a code name.
Other instances of this practice are the song "The Bonnie Moorhen"and the song Here's to the King.

Optical trick pictureDisguised songs were one way among others of putting a mask upon Jacobitism: portaits of James III painted on a canvas in such a way that they were only visible when mirrored by the surface of a polished steel cylinder erected in the midst; ribbons or garters containing allusive inscriptions or initials; mysterious toasts such as "the King" with one's glass brought across a water jug, meaning "The King over the water" or "the king again", which was a hint at a Restoration.
A jacobite alphabet was worked out:
"A Blessed Change.D. Every Foreigner Gets Home. James Keeps Loyal Ministers. No Oppressive Parliaments. Quickly Return, Stuarts. Tuck Up Whelps (=Guelps).Xert Your Zeal".
Another instance od disguised evocation is the following poem found on the fly-leaf of a book which had belonged to a Jacobite partisan:

"I love with all my heart_______The Tory party here
The Hanoverian part_____________Most hateful doth appear
And for their settlement________I ever have denied
My conscience gives consent_____To be on James's side
Most glorious is the cause______To be with such a king
To fight for George's laws______Will Britain ruin bring
This is my mind and heart_______In this opinion I
Though none should take my part_Resolve to live and die"

To appearance this is a long poem of short lines conveying loyalty to the Hanoverian king; in fact it is a short poem in long lines, pronouncing for the Stuarts.

Le merle de la chanson est le prince exilé Jacques François Stuart, qu'on appelait le Chevalier de Saint Georges ou le Vieux Prétendant, mais qui était le roi Jacques III d'Angleterre et VIII d'Ecosse, depuis la mort de son père en 1701, selon les Jacobites.
Pour se prémunir contre les poursuites, les Jacobites remplaçaient dans certains chants le nom du prince Stuart par un nom de code.
Un autre exemple de cette pratique est le chant "The Bonnie Moorhen" ("Une poule d'eau") ainsi que A la santé du Roi.

Les chants "déguisés" étaient un moyen parmi d'autres de masquer son Jacobitisme:

portaits de Jacques III peints sur une toile de manière à n'être visibles que reflétés à la surface d'un cylindre d'acier poli placé en son milieu;

des rubans et des jarretières portant des inscriptions ou des initiales allusives;

de mysterieux toasts tels que "au Roi" avec le verre tenu par dessus une carafe d'eau pour désigner "le Roi au-delà des mers" ou "au Roi encore", allusion à une restauration souhaitée.

Un alphabet jacobite fut inventé:
Une suite de mots commençant par les lettres successives de l'alphabet et signifiant:"Changement béni:l'étranger rentre chez lui. Jacques conserve des ministres loyaux. Plus de parlement qui l'oppresse. Rentrez vite Stuarts. A chasser les Guelfes, exercez votre zêle!"

Un autre exemple d'évocation déguisée: le poème suivant trouvé sur la page de garde d'un livre qui appartenait à un partisan jacobite:

"De tout mon coeur j'ai pris_____Le parti des Tories
Le parti des Hanovre_____________Soit à jamais maudit!
A ce qu'il règne ici_____________Je me suis opposé
Mon coeur consent encore_________A voir Jacques régner.
Ma cause est, comme on pense_____Le soutien à ce roi
Le soutien au Roi Georges________Ruinerait la Patrie
En mon âme et conscience_________C'est là ce que je crois
C'est un choix qui m'honore______J'y consacre ma vie"

A première vue, il s'agit d'un poème qui, lu une colonne après l'autre, proclame l'allégeance aux Hanovre. En fait, si on le lit une ligne après l'autre, on s'aperçoit qu'il fait l'éloge des Stuart.



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