X CALME MOIS D'ETE Une odeur de soleil dans un bureau désert. La ville et sa rumeur. Un rire qui cascade. Tout l'été soulevé balaierait-il l'enfer De mon orgueil, dressé comme une barricade? Midi s'appesantit et rend pesant le front. Il y a quelque part une pierre qui tombe. Au lac de mon repos ne portez pas l'affront. Le songe qui me tient a des rigueurs de tombe. La ronde de l'azur tourne sur ma raison. Le despote à sa loi sait plier les rebelles. De mes désirs brisés je dirai l'oraison. Plus profond le secret, plus la victoire est belle. Un rire au fond de moi briserait-il la paix? Ne rouvrez pas, clairons, mes obsessions closes. Tandis que l'azur monte en silences épais, Je retrouve la nuit qui veille au coeur des roses. Michel Galiana (c) 1991

X A QUIET SUMMER MONTH A fragrance of sun fills the deserted office. The town and its rumbling. Bursts of laughter pealing. Did the whole summer rise, that hell to extinguish Which, like a barricade, my pride was erecting? High noon grows heavier, makes heavier my brow. And there must be somewhere a stone that's falling down. Do not cloud my calm lake of rest with your billow. The dream that holds me now is as strict as a tomb. Blue skies spin on my mind like a merry-go-round. Despots know how to bend to their will the rebel. On my broken wishes I'll sing an orison. In secrecy it is most glorious to prevail. Does a mocking laughter in me upset this peace? Don't wake up, o bugles, obsessions that were soothed! While the blue sky covers itself with silence fleece, I find again the night watching among roses.

Transl. Christian Souchon 01.01.2004 (c) (r) All rights reserved

Note :

Un essai de "traduction":
C'est un beau jour d'été. Tous mes collègues sont en vacances.
Je n'entends que les bruits de la rue par la fenêtre ouverte.
Pourquoi ne commencerais-je pas un nouveau poème
sans avoir besoin de me cacher comme à mon habitude?.

Quoi! Il est déjà midi et je commence à être fatigué de chercher des rîmes.
Prudence! Il y a quelqu'un dans le bureau voisin!
Celui-là, il pourrait se tenir tranquille!
Je ne veux pas qu'on me dérange, car ce poème est particulièrement difficile...

Même en été l'horloge tourne.
Mais j'arriverai quand même à terminer mon ouvrage!
Le thème est toujours le même: cette vilaine fille qui m'ignore!
Quel plaisir de rimer pendant les heures de service à l'insu de mon chef!

Voilà qu'à nouveau je pense à ses moqueries et le cafard me reprend.
Les pensées sinistres reviennent.
Il est tard; l'heure de rentrer.
J'étais détendu, me revoilà oppressé.

A possible "translation":
It's a fine summer day and all my colleagues are on holidays.
I just hear noises coming in through the open window.
I think I could start a new poem, here in my office
and I need not to hide from anyone, as I usually do.

What! It's already 12 o'clock and I'm getting tired of hunting for rhymes.
I must take care: someone is in the next room!
Man, can't you keep quiet!
I don't want to be disturbed for this poem is particularly arduous...

Even in summer the clock goes round
But I'll succeed in finishing that poem after all!
The theme is allways the same: that bad girl who ignores me!
It's fine to rhyme during the working hours when my boss doesn't know!

Now, I must think again how she made fun of me and I'm suddenly in bad moods.
My sad thoughts are coming again.
It's late: time to go back home.
I felt relaxed but now I feel oppressed again.

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