Kont Riodor hag e bried

Le Comte Riodor et son épouse

Count Riodor and his Wife

Texte et mélodie enregistrés
Auprès Mme Anna Soubenn à Pont-Croix
qui dit les tenir de Joséphine Castell

Communiqués par M. Padrig Kobis le 6.09.2012



Mélodie
"Kont Riodor hag e bried"
Source: Enregistrementsonore


BREZHONEG

KONT RIODOR HAG E BRIED

I
1. Kont Riodor hag e bried [1]
A zo yaouankik dimezet.

2. Kont Riodor `z ae da chaseal.
Deuo ket d’ar ger ken a vo deiz.

3. Pa z 'edo frapet barzh er c’hoad
Ur werc’hezh outañ rekontra. [2]

4. - Ur gorzenn-vad ganti n’he dorn: [3]
War-benn honnezh e oa skrivet.

5. - Penaoz da bried renkomp-ni? [4]
Ma gwreg er ger zo galloudek. [5]

6. - C“hwi zo kontant da vervel e prezant
Peotrament chom seizh vloaz ’langisant?

7. - Me zo kontant da vervel er prezant
Evit chom seizh vloaz ‘ langisant -

8. - Va mabig paour, pa ’yeoc’h d’ar ger
C’hwi c’houlo diouzhtu ur beleg. -

II
9. Er ger pa oa eno arruet
Er maner diouzhtu oa pignet
Er maner braz e oa pignet

10. E-lein e gambr oa e bried:
Ar wreg yaouank a oa kousket

11. Ar wreg yaouank a oa kousket
Gant an ael bihan en he c’hichenn
Gant an ael bihan en e gavell.

12. - Ma mammig paour din-me glasket
Hirio diouzhtu ar beleg

13. - Va mabig paour, petra zo c’hoarvet
Pa c’houlez nouenn ken abred ? -

14. En e gambr partikulier
Eno e oa preparet ar gwele.
-
15. Lakaet e oa war ar vazh-skañv,
Ha lar netra d’ar wreg yaouank.

III
16. - Ma mammeg paour, lavar din-me,
Petra a griad glevan-me?

17. - Ar c’houlioù braz a zo laeret [6]
D’ar mevelien int tamallet.

18. - Ma mammeg paour lavar din-me
Petra a-hont a glevan-me?

19. - Ho c’hoar-gaer bihan zo en ti-mañ
Gwizkig 'kannañ d'am mab bihan. [7]

20. - Va mammeg paour lavar din-me,
Petra ar glaz a glevan-me?

21. - Mab roue ar Frañs a zo maro
A zo glaz dezhañ e pep bro.

22. - Va mammeg paour, lavar din-me,
Perag emaon ’kañvioù gwisket?

23. - Ma merc’hig paour ar mod savet-se
Gwragez yaouank ’veldoc’h gwisket,
Zo gwisket kañvioù da voud ilizet. [8]

IV
24. Hag hi a yae a eizh deiz d'ar varrez.
En he blas enno oa plaset.

25. - Aotroù kloc’her deus ma farrez,
Perag ma c’hadorioù kañvioù-livet?

26. - Ma merc’hig paour, me na n’ouzon ket:
Goulit gant Aotroù person ho parrez!

27. - Aotroù person deus va farrez
Larit din, perag ma 'r c’hadorioù kañvioù-livet ?
Perag ma 'r c’hadorioù kañvioù-livet?

28. - Ma merc’hig paour, me na n’ouzon ket:
Kont Riodor hag ho pried
Zo hirio eizh deiz interet.

29. - Me zo vont bremañ war bez ma gwaz
Ken afen eñ servich’ er-vat. -

V
30. Er vered diouzhtu pa oa erruet
War bez he gwaz e oa semplet.

(Komz:)Arc’hant serch… [9]

31. Hag arc’hant-serch deus ar vered
N’eus kavet tu, am-eus supozhet
Ha n’eus kavet tu (neus) degemeret.

- « Arc’hant kig »’oa
- Oui…
- Hi oa goudese „a-vadet”.
Ha ‘ oa ichouioù bras he chapel e gerc’he.
Hag erruaz er ger neuze..


32. - Ma mammeg paour, se zo kruel!
Marv ma gwaz mezh ouzhoc’h ‘ peus kuzhet

33. Setu aze ma eritaj
Setu aze ma lod partaj
Eñ eo ma holl eritaj.

34. - Mez afen bren-me war bez ma gwaz
Ken afen en e servich er-vat. -

35. Ha war ar bez e voa kouezhet
Ha marv-mik e voa kaset
Ha marv-mik e voa du-se.

Stummoù all

I: Koubladoù 1 betek 8: hep kemm.

II: Koublad 13: hep kemm.

III: Koubladoù 16 betek 23: hep kemm.

IV:
A. - O mammeg paour lavar din-me
Da belec’h a rit-ti mont brenme?

B. - Me ’z afen brenme d’an iliz-parrez
Ac’han’ e glevo ar c’heloù.

En iliz-kur pa oa yac’haervet

C. En iliz pa oa erruet
Ar c’hadorioù zo kañviou-livet.

ha kobladoù 25 betek 29: hep kemm.

V
D. Er ger eno pa oa erruet
An testamant a zo lennet.

E. - Klaskit mad e reizh d’am mab bihan.
- Me rayo un testament

F. Ha setu eo ma lod-partaj
Hini eo ma holl eritaj -

G. Hag hi goude war bez he gwaz.
Eno a gouezh, a-sav ar gwad.

H. Hag ar vamm-gaer pa oe sklaeraet
He c’halon, sur, a oa mantret

I. He c’herent d’an itron yaouank
A rae o reproch d’ar vamm-gaer

J. Pe ar pezh kuzhet deus outi
Marv he gwaz hep lavar’d hen.

Kanet gant Ana Soubenn eus Pont-Groaz
FRANCAIS

LE COMTE RIODOR ET SA FEMME

I
1. Le comte Riodor et son épouse
Se sont mariés bien jeunes.

2. Le comte Riodor s’en allait chasser
Il ne rentrera pas tant qu’il fera jour.

3. Quand il fut attiré dans le bois
Une vierge vint à sa rencontre.

4. Elle tenait à la main un rouleau
Où était écrit quelque chose à son sujet.

5. - Comment ferions-nous pour être époux?
J'ai chez moi une femme en bonne santé.

6. - Acceptez-vous de mourir à présent
Ou alors de rester sept ans à dépérir ?

7. - J’accepte volontiers de mourir à présent
Plutôt que de rester sept ans à dépérir.

8. - Mon cher fils, quand vous rentrerez chez vous,
Vous demanderez tout de suite un prêtre. -

II
9. Et chez lui, quand il y fut arrivé
Il est monté aussitôt au manoir
Il est monté au grand manoir.

10. Au-dessus de sa chambre, il y avait son épouse,
C'est là que sa jeune femme était couchée.

11. La jeune femme était endormie
Avec le petit ange à son côté
Avec le petit ange dans son berceau.

12. - Ma chère mère, pour moi demandez
Aujourd’hui sur-le-champ un prêtre.

13. - Mon pauvre fils, que s’est-il passé
Pour que tu demandes l’extrême-onction si tôt ?-

14. Dans votre chambre particulière,
Là a été préparé le lit. –

15. Il fut placé sur les tréteaux funèbres.
Et on n’en dit rien à la jeune femme.

III
16. - Ma chère belle-mère, dis-moi,
Quels sont ces cris que j’entends ?

17. - Les grands chandeliers ont été volés
On en accuse les valets.

18. - Ma chère belle-mère, dis-moi,
Qu’entends-je là-bas?

19. - Votre petite belle-sœur est ici
Elle lave les langes de mon petit-fils.

20. - Ma chère belle-mère, dis-moi,
Qu’est ce que ce glas que j’entends ?

21. - Le fils du roi de France est mort.
On sonne le glas pour lui dans tous les pays.

22. - Ma chère belle-mère, dis-moi,
Pourquoi suis-je en habits de deuil?

23. - Ma chère fille, la mode le veut ainsi:
Les jeunes mères sont habillées comme vous.
Elles sont en deuil pour leurs relevailles.

IV
24. Et elle alla à la messe de huitaine.
A sa place habituelle, c’est là qu’on l’a mise.

25. - Monsieur le sonneur de ma paroisse,
Pourquoi mes chaises sont-elles tendues de noir?

26. - Ma chère fille, je n’en sais rien,
Demandez à Monsieur le curé de votre paroisse.

27. - Monsieur le curé de ma paroisse,
Dites-moi pourquoi les chaises sont-elles,
Sont-elles tendues de noir?

28. - Ma chère fille, moi je n’en sais rien…
Le comte Riodor, votre époux,
A été enterré, cela fait huit jours, aujourd’hui.

29. - J’irai, de ce pas, sur la tombe de mon époux,
Je vais me mettre vraiment à son service. -

V
30. Au cimetière à peine fut-elle arrivée que
Sur la tombe de son mari elle s’est évanouie.

(Parlé:) L’argent du cercueil...

31. Et l’argent (pour sortir) le cercueil du cimetière
On ne trouva pas le moyen, à ce que j’ai supposé
On ne trouva pas le moyen de l’accepter.

- C’était l’ »argent de la chair »
- Oui
- Elle était après cela autorisée.
Et c’était les grands espaces libres de sa chapelle
qu’elle recherchait. Et ensuite elle arriva chez elle.


32. - Ma chère mère, voilà qui est cruel!
La mort de mon mari, honte à vous de me l’avoir cachée.

33. Voilà quel est mon héritage,
Voilà mon lot en partage.
C’est lui qui est tout mon héritage.

34. - Mais j’irai à présent sur la tombe de mon mari
Et me mettrai à son service pour-de-bon.

35. Et sur la tombe elle est tombée
Et la mort l’a emportée.
Et elle est morte de cette façon.

Variante

I: Strophes 1 à 8: identiques.

II: Strophe 13: identique.

I: Strophes 16 à 23: identiques.

IV
A. - O chère belle-mère, dis-moi,
Où vas-tu à présent?

B. - Je m’en vais à présent à l’église paroissiale.
Là j’entendrai les nouvelles.

A l’église du vicaire, une fois rétablie

C. A l’église quand elle arriva
Les chaises étaient aux couleurs du deuil.

puis, strophes 25 à 29: identiques

V
D. A la maison, alors, quand elle est arrivée,
C’est la lecture du testament.

E. - Faites bien valoir les droits de mon petit-fils.
- Je vais faire (moi aussi) un testament :

F. Et voilà ce que j’aurai en partage:
Celui qui est tout mon héritage. –

G. Puis elle s’en fut sur la tombe de son époux.
Là elle tombe, le sang figé.

H. Et la belle-mère, quand elle en fut informée,
Son cœur, bien sûr, fut accablé.

I. Les parents de la jeune dame
Firent un reproche à la belle-mère,

J. Celui de lui avoir caché
Que son mari était mort sans le dire.

Chanté par Anna Soubenn de Pont-Croix
ENGLISH

COUNT RIODOR AND HIS WIFE

I
1. Count Riodor and his wife
Were quite young when they wed.

2. Count Riodor went out hunting
Won't be back before the night.

3. When he was lured into the wood,
A Virgin came to meet him.

4. A roll she held in her hand,
With her name written on it:

5. - How could we manage to marry:
I have my wife at home in good health!

6. - Do you prefer to die at once,
Or to decay and die in seven years?

7. - I prefer to die at once
Rather than suffer for seven long years.

8. - My poor son, when you come home,
Send immediately for a priest!

II
9. When he came home.
He went at once upstairs
Right to the top of the big manor.

10. Above his room was that of his wife.
There the young woman was in bed.

11. The young woman was in bed
A little angel was by her side.
A little angel was in the cradle.

12. - My dear mother, send for a priest!
And do it without delay!

13. - My dear son, what happened?
Why need you the Extreme-Unction so early? -

14. In his separate room
There they had put up a bed.

15. He was laid on the funeral trestles.
But they said nothing to the young lady.

III
16. - My mother-in-law, tell me,
What are these cries I hear?

17. - The big candlesticks were robbed.
The menservants are suspected.

18. - My mother-in-law, tell me,
What do I hear there?

19. - Your little sister-in-law is here.
She washes my grandson's nappies.

20. - My mother-in-law, tell me,
Why do I hear them toll the knell?

21. - The son to the King of France is dead.
They sound the knell everywhere.

22. - My mother-in-law, tell me,
Why am I clad in mourning clothes?

23. - My dear daughter, it is a new fashion:
Young women are dressed in that way
When they go to their churching.

IV
24. And she went to the parish's eight day mass.
She was given her customary pew.

25. - Bell ringer of my parish,
Why are the pews hung
With black veils?

26. - My dear daughter, I don't know.
Ask the Reverend parson of the parish.

27. - Reverend parson of my parish,
Why are the pews hung with black veils?

28. - My dear daughter, I don't know...
Count Riodor, your husband,
Was buried eight days ago.

29. I am going now on my husband's grave.
There is the place where I can serve him best. -

V
30. To the churchyard she went at once.
She swooned on her husband's grave.

Here the singer talks: Coffin against money.

31. And money to remove the coffin from churchyard
There was no way, I have supposed,
There was no way to accept.

- "Flesh money" it was ...
- Yes,
- "... for which one was then empowered...
There was quite a lot of spare space
available in her chapel. Then she went home.


32. - My mother-in-law, it was cruel
To conceal from me my husband's death, for shame!

33. Here is my heirloom
Here is the share falling to my lot.
He is my whole heirloom.

34. But now I'll go on my husband's grave
Where I may serve him best.

35. And she collapsed upon the grave
And there suddenly she died.
And there suddenly she died.

Variant

I: Stanzas 1 with 8: no change.

II: Stanza 13: no change.

I: Stanzas 16 with 23: no change.

IV
A. - O dear mother-in-law, tell me,
Where are you going now?

B. - I am going to our parish church
To hear there the latest news.

She went to the parish church after she had recovered...

C. And when she arrives in the church
All pews are hung in mourning veils.

then: stanzas 25 with 29 with no change.

V
D. When she had returned home
She heard the reading of the testament.

E. - Safeguard well the rights of my grand-son!
- I, too, will make a last will and testament!

F. Here is the claim I put forward:
Only he shall fall to my share... -

G. And she then fell on her husband's grave.
There she fell and her blood ran cold.

H. And her mother-in-law, when she heard of it,
She was quite heartbroken.

I. And the relatives of the young lady
Reproached her mother-in-law

J. With concealing from her
Her husband's death and telling her nothing.

Sung by Ana Soubenn from Pont-Croix

NOTES:
[1] Ce chant m'a été communiqué sous forme d'enregistrement sonore par M. P. Kobis. N'ayant pas l'oreille exercée à l'écoute d'une langue qu'on entend très peu là où j'habite, je ne suis pas certain d'avoir tout saisi. Les notes ci-après ont trait à ces incertitudes.

[2] Je ne sais trop s'il faut comprendre "la (sainte) Vierge" (ar Werc'hez) ou "une vierge" (ur werc'hez, une fée). Si c'est la Mère de Dieu qui, à la strophe 8, recommande au Comte, qu'elle appelle "mon fils", de quérir un prêtre, on pencherait pour la première possibilité. Mais les strophes 4 à 7 semblent infirmer cette interprétation.

[3] Si la chanteuse a bien dit "ur gorsenn vad", la vierge est censée tenir en main un "bon rouleau" portant une inscription la concernant. Dans une version de Penguern (3° A Outru a Conte, str.15 à 17), la fée parle d'un engagement écrit souscrit par le père du comte. Peut-il s'agir ici d'un parchemin sur lequel figurerait le nom du comte à côté de celui de la vierge?
Cette interprétation conviendrait au caractère général de la pièce (cf. note 7).

[4] Mot-à-mot comment nous arrangeons-nous pour (devenir chacun un) époux?

[5] Mot à mot: "ma femme à la maison est 'en bonne santé'". Le comte veut sans doute dire qu'il ne sera pas libre de sitôt.

[6] Dans un commentaire parlé, la chanteuse indique que ces chandeliers servaient aux veillées funèbres.

[7] "Gwizkig"= "petits habits". "(o) kannañ" = "laver". Je ne suis sûr ni de ma transcription, ni de ma traduction.
Cette réponse montrerait que le clan de la mère du comte, s'intéresse avant tout aux intérêts de l'héritier: "votre petite belle-soeur est dans cette maison... et cajole MON petit-fils."
La variante qui suit le texte principal introduit de nouveaux couplets qui renforcent la tonalité "juridique", propre à cette version. Il est question de testament, d'héritage, de partage et d'un grief précis à l'encontre la belle-mère, celui de dissimulation d'un décès. (Dans cette version le fils ne recommande pas le silence à sa mère).

[8] "Boud ilizet" ("être 'églisé'", iliz=église) traduit presque littéralement l'anglais "churching", 'relevailles'.

[9] J'ai noté en italiques certains commentaires où la chanteuse donne son interprétation du texte. Ici, elle explique, me semble-t-il, que la jeune veuve propose au gardien du cimetière une indemnisation ("arc'hant serch"= argent de cercueil ou "arc'hant kig"= argent de la chair) pour déplacer le cercueil du cimetière vers sa propre chapelle, mais que cela lui est refusé.
[1] This song was sent in as an audio record by Mr P. Kobis. As I am not used to spoken Breton, a language scarcely in use in the area where I dwell, I doubt that I accurately construed all I heard. The notes hereafter point out some of these uncertainties.

[2] I wonder if this stanza is about "the (holy) Virgin" (ar Werc'hez) or "a virgin" (ur werc'hez, a fairy). If it is the same Holy Virgin who in stanza 8, entreats the Count, whom she names "my son", to send immediately for a priest, the first possibility should be preferred. But stanzas 4 with 7 seem to be against this interpretation.

[3] If the singer really said "ur gorsenn vad", the maiden is supposed to hold in her hand a "good roll of paper" mentioning her own name. In one of the de Penguern versions (3° A Outru a Conte, stanzas 15 with 17), the fairy mentions an agreement passed with the Count's father. Does "gorsenn" apply here to a "roll" (of parchment, for instance) embodying such an engagement?
This interpretation would fit the overall character of the piece (see note 7).

[4] Literally: "How shall we manage to become husband and wife?

[5] Literally: "my wife at home is 'powerful'". The count probably means that his wife is in good health and not likely to die so soon.

[6] In a spoken comment, the singer mentions that candlesticks were used for wakes over corpses.

[7] "Gwizkig"= "little clothes". "(o) kannañ" = "laundering". But I couldn't swear that my transcription or my translation thereof are correct.
This answer would demonstrate that the clan of the count's mother are above all anxious to defend the interests of the child: "your little sister-in-law is in this house... and she is amusing MY grand-son."
The variant appended to the main text introduces new stanzas increasing the "juridical" character of this version. It is interspersed with words like "testament", "heirloom", "lot" and "share". A specific reproach is held against the mother-in-law: that she has concealed from her daughter-in-law her husband's death. (In this version the son does not ask his mother to keep silent about it).

[8] "Boud ilizet" ("to be churched'", iliz=church) translates almost literally the English "churching".

[9] I wrote in italics some commments in which the singer explains how she understands the lyrics. In the present stanza, she explains that the young wife offered the churchyard attendant a fee ("arc'hant serch"= coffin money or "arc'hant kig"= flesh money) to move the coffin out of the churchyard, into her own chapel, but this was denied her.



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