XIII MATIN Le matin je sortis de la maison où toute La nuit avait soufflé le vent, de pluies pesant. L'aube tombait des cieux et montait de la route, Et coulait dans les eaux et passait dans le vent. C'était un clair matin parcouru de romances. Les fleurs s'ouvraient comme après un songe un regard. Les rameaux s'étiraient et s'élevaient les danses Des papillons de neige autour des grands lilas. Du fond de bien des ans remontaient des sourires. Après bien des oublis revenaient des amours. Se taisent les amours, se fanent les sourires. L'invisible parfum accompagne mes jours. Le matin blanc semblait une eau claire et sans taches. Je m'y penchai pour boire et vis que s'y mirait Celle dont tout le jour j'ai conservé l'image Et qui le soir m'a fait rêver et puis, pleurer. Michel Galiana (c) 1991

XIII MORNING One day I left the house on which all through the night The wind had furiously hurled heavy waves of rain. Dawn arose from the road and it fell from the sky, Ran along the waters, with the wind went again. It was a clear morning with romantic flavour Flowers opened as do, after a dream, your eyes. The branches of the trees stretched and with new ardour Round the tall lilac shrubs fluttered white butterflies. From many bygone years smiles again were rising. Many forgotten loves came back to memory. Let these loves be silent, let these smiles be fading. Their invisible scent will still hang around me. The bright morning was like a clear, stainless water. I bent on it to drink: in a mirror alike, I saw her whose image all day I remember And, when the night has come, makes me dream, makes me cry.

Transl. Christian Souchon 01.01.2004 (c) (r) All rights reserved

Un matin mouvementé (George Brassens)

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