XII NEIGE Neige. La ville est blanche où blêmit le matin. L'éclat d'une chanson rayonne dans la chambre. Votre sourire pur est comme elle lointain. Nous ne cueillerons pas les lauriers de décembre. Ni le pas assourdi, ni la rumeur du temps N'ouvriront le cachot où votre voix demeure. Une légende dort où nous sommes gisants. Le papillon s'est pris dans la toile de l'heure. L'odeur de givre flotte et de froid radieux. Une telle rigueur enveloppe vos cimes, Qu'il n'est cristal, argent, perle ou aube qui mieux Nous dise la lueur dont l'âme s'illumine. La neige effacera la trace de nos pas. Une voix qui s'éloigne emportera ma peine. Ni ton front sous mes doigts, ta hanche dans mes bras. Le baiser du matin glace comme une chaîne. Michel Galiana (c) 1991

XII SNOW Snow. The city is white on this pale early day. The lilt of a gay song irradiates my chamber. Like it, your smile so pure keeps from me far away And we shall not pick the laurels of December. Neither the measured step nor the rumour of time Shall open up the jail where dwells this voice of yours. There's an unwritten tale where we lie in a shrine. A butterfly got caught in the tight web of hours. There floats about a scent of frost and glorious chill. In such coldness your brow haughtily is confined. And neither crystal, nor silver, nor dawn, nor pearl Could compare with the gleam that enlightens a mind. By the falling snow shall our footprints be erased. And with a fading voice shall fade all my sorrow, Your brow under my hand and my arm round your waist. And like a chain of ice numbs that kiss of morrow.

Transl. Christian Souchon 01.01.2004 (c) (r) All rights reserved

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