L'HIVER AU PALAIS D'ETE DE PEKIN L'ascension du pin que l'hiver interrompt Immortalise-t-elle au tombeau d'une tige L'été qui doit passer l'an, envol et vertige, L'attente de l'avril et du feuillage prompt? La glace a revêtu le jardin où le bond Des cascades, instant perpétué, se fige. Le fût marmoréen que la bise fustige Est pierre par le coeur et givre par le front. Mais quand le sol au roc emprunte la constance, La sève qu'il contient serait sa pénitence Lorsque se briseront les verrous de l'hiver Et que la vie hostile aura sa renaissance Si le gel oublié n'était poigne de fer D'un rythme inachevé gainant le rameau vert. Michel Galiana (c) 2005

WINTER IN THE SUMMER PALACE IN PEKIN Does the growth of the pine which wintertime now ends Keep unchanged and buried in the tomb of the stems Until next year, summer's vertiginous ascent, In wait of far April and hurried frondescence? A cloak of ice covered the garden where the gush Of the cascades freezes in everlasting hush. The marmoreal shafts that the North wind lashes May be inwardly stone, of frost are their faces. But when the soil borrows from rock its constancy, The sap that it contains would be a penalty Once winter's bolts and locks have broken up their chain And life, so long fettered, sets to spring up again If the forgotten frost were not an iron fist That with its broken beat sheathes the virescent twigs.

Transl. Christian Souchon 01.01.2006 (c) (r) All rights reserved

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