CHANT DE LA SIRENE 5 Je saurai tes secrets, nuit, d'étoiles pesante, Mais non cet abandon, mais non ce cri hantant Mes lèvres - et la chaîne est sûre qui me tient. Prêtresse je m'immole à l'autel qui m'habite. Une à une mes soeurs ont pratiqué le rite. Etoiles, notre poids impose le matin. Mais qu'importe puisque n'est muselé le gouffre. Voici rouler la houle et chanceler mes feux. Une étoile enfantée et c'est la nuit qui souffre. Un regard qui s'éveille et c'est l'essor d'un dieu. Une voix qui persiste et qui voudrait se taire Du monde qui me tend révèle le mystère. Michel Galiana, 27 mai 1978 . . .

MERMAID'S SONG 5 I shall know your secrets, O night heavy with stars! But not this abandon, but not this haunting cry On my lips - and strong is the chain with which I'm tied. Priestess, I immolate myself at my altar. One by one my sisters accomplished the same wont. Stars, it's our heaviness that enforces the morn. But since the abyss was not muzzled, what matter? Look, the swell is rolling and my beacons flicker. A star is given birth: night is in labour pains. It's a god's rise that this awaking glance proclaims. A voice persisting though it wants silent to be Of the world bracing me reveals the mystery. 27th May 1978 Transl. Christian Souchon, 2015 Photo: Dominique Borderie, 2015

Sirène 4 Index Sirène 6