L'enfer

The Song of Hell

Dialecte de Léon

  • Première publication dans le Barzhaz, 1ère édition, en 1839.
  • Pas d'indication d'origine.
  • Noté dans le premier cahier de Keransquer sous le titre "Kanaouennoù an Ivern" (Chants de l'enfer)
  • Publié: - sous forme de feuille volante: "Guerz an ifern", par Lédan à Morlaix.
    - sous forme de recueil:
    . "An exerciçou spirituel eus ar vues christen", Brest, Malassis, 1712
    . " Canticou spirituel composet evit usaich ar misionoù". Quimper, Barazer, 1808: "Gwerz an Ifern".
    . par Souvestre, dans la "Revue des deux mondes" du 1.12.1834, page 506: "L'enfer' (trad.). Identique à la version des "Derniers Bretons".
  • Calvaire de Pleyben (Fin.)
  • First published in Barzhaz Breizh, 1st edition, in 1839.
  • No information as to the origin of the song.
  • Recorded in the first Keransquer copybook under the title "Kanaouennoù an Ivern" (Songs of Hell)
  • Published: - as a broadside: "Guerz an ifern", by Lédan in Morlaix.
    - within a collection:
    . "An exerciçou spirituel eus ar vues christen", Brest, Malassis, 1712
    . " Canticou spirituel composet evit usaich ar misionoù". Quimper, Barazer, 1808: "Gwerz an Ifern".
    . by Souvestre, in "Revue des deux mondes" from 1.12.1834, page 506: "Hell' (trad.). Identical with the version published in his "Derniers Bretons".


  • Mélodie - Tune
    (Ré mineur ou hypodorien)

    Français English
    1. Descendons tous, mes frères chrétiens,
    aux enfers pour contempler
    Le supplice effroyable qu'endurent
    les pauvres âmes damnées
    Que la justice de Dieu
    maintient dans le brasier ardent,
    Pour avoir mal usé de
    Ses grâces quand ils étaient vivants.

    2. L'enfer est un abîme profond
    que remplissent les ténèbres,
    Et jamais la plus faible clarté
    ne luit en ce lieu funèbre.
    Les portes furent fermées
    à clé par Dieu qui jamais plus
    Ne reviendra les ouvrir:
    la clef en est à jamais perdue!.

    3. Un four rougi à blanc ici-bas
    n'est que légère fumée,
    Au prix du feu de l'enfer, du feu
    qui dévore les damnés;
    Mieux vaudrait brûler, en ce
    four, jusqu'à la fin de la terre,
    Que d'être pendant une heure,
    tourmenté dans le feu de l' enfer.

    4. Entendez-les hurler à tue-tête,
    comme des chiens enragés!
    Ils ne savent où fuir car partout
    de flammes ils sont cernés!
    Des flammes au dessus de leur
    tête, des flammes sous leurs pieds,
    Des flammes de tous côtés,
    qui les dévoreront à jamais.

    5. Le fils s'élance sur son vieux père
    et la fille sur sa mère,
    Et ils les traînent par les cheveux
    dans le feu et vocifèrent:
    - Soyez maudite, femme
    perdue qui m'avez engendré;
    Et vous, mon père, insouciant,
    sans qui je n'aurais été damné.-

    6. Leur pitance à jamais leur sera,
    préparée par le Démon:
    Ramassées dans les ruisseaux de feu,
    des ordures de dragons.
    Et pour boisson ils auront
    leurs larmes qui seront mêlées,
    De mille et mille immondices
    telles que sang de crapauds crevés.

    7. Voyez, leur peau sera lacérée,
    leur chair sera déchirée
    Par les crochets des serpents et les
    dents des démons acharnés.
    Et au feu seront jetés
    leurs os, les lambeaux de leur chair,
    Pour alimenter encor
    La fournaise immense de l'enfer.

    8. Après qu'ils auront été laissés
    un certain temps dans le feu,
    Satan les plongera dans un lac
    rempli de glace, avant de
    Les replonger dans les flammes
    comme l'on voit le forgeron
    Refroidir dans l'eau la barre
    Qu'il va replacer dans les tisons.

    9. Alors ils se mettront à pleurer,
    A pleurer amèrement:
    - Ayez pitié de nous, ô mon Dieu
    Mettez fin au châtiment! -
    Mais vaines seront leurs lar-
    mes car tant que durera Dieu,
    Ne cesseront leurs tourments,
    Ne cesseront ces maux odieux.

    10. Si vif sera le feu de l'enfer,
    Un feu si vif et ardent,
    Que se mettra la moelle à bouillir
    Au coeur de leurs ossements.
    Plus ils demanderont grâce
    Et plus ils seront tourmentés,
    Et ils auront beau hurler,
    Ils brûleront pour l'éternité.

    11. Ce feu que la colère de Dieu
    Ne cesse pas d'attiser,
    Ce feu que Dieu ne pourrait éteindre
    quand bien même il le voudrait.
    Jamais, partant en fumée,
    N'éteindra ses tisons ardents
    Qui sans jamais les détruire
    les brûleront éternellement.

    Traduction Christian Souchon (c) 2008
    1. Let us go down to Hell and behold,
    O my Christian brethren all,
    The dreadful plight of the damned souls,
    Since they are to Hell in thrall.
    Pursuant to God's sentence that
    They should have in the flames their place
    For having in their lifetime
    Made so wrong use of His endless grace.

    2. Hell is a bottomless abyss filled
    With darkness, a place into
    Which even most pallid light or gleam
    Won't be able to come through.
    The doors have been closed and locked
    By God and never shall they be
    Again opened by Him:
    Because lost for ever is the key!

    3. An oven heated and made white-hot
    Here below is just like smoke
    Compared with the fire that burns in Hell
    The damned souls who retch and choke.
    And in this oven you should
    Prefer till Doomsday to be burnt
    Than to suffer but one hour
    In Hell's abominable torments.

    4. One may scream at the top of his voice
    And roar like a rabid hound,
    In vain, he will have nowhere to flee:
    As there are flames all around.
    There are flames above his head,
    And there are flames below his feet.
    And there are flames on all sides
    To pain him forever with their heat.

    5. The son throws himself on his sire as
    On her mother does the girl
    And they drag them with a thousand oaths
    Among the huge flaming swirl.
    - O foolish woman our curse on you
    And on you, reckless man
    Who brought us into the world.
    You are the reason why we are damned . -

    6. For their sustenance for evermore
    Shall Satan himself provide,
    With manure from hellish dragons
    Collected in brooks of fire.
    And for drink they must be content
    With drinking their own sour tears
    Mixed with all sorts of refuse
    Like blood of a toad by way of beer.

    7. And the skin will be flayed from them all
    And their flesh be torn to shreds
    By the fangs of hissing adders and
    The teeth of fiends full of dread.
    And into the fire will be
    Thrown their flesh along with their bones
    To fuel the furnace of Hell
    Full forever of the sound of moans.

    8. After they have been left for some time
    In the torments of the blaze,
    They will be thrown into a lake
    Full of ice, in Satan's maze.
    And from the lake will they then
    Come back again to flame and stench.
    Then from the fire to the lake
    As does the smith who wants steel to quench.

    9. Then they all will set to weeping,
    To weeping quite bitterly:
    - Have pity on us, O God of love,
    Don't give us up ruthlessly! -
    But they will lament in vain
    Because as long as God will be,
    These torments never will cease.
    Their pain will last an eternity.

    10. And so hot will be the flames in Hell
    That they will burn even stones,
    So hot, that even the marrow will
    Boil within the hollow bones.
    The more the damned weep and wail,
    The more they suffer in return.
    However loudly they scream,
    Forever and ever they shall burn.

    11. And kindled is this eternal flame
    Ever again by God's ire,
    Who, even if it were His own will,
    Never could put out this fire
    That never shall turn to smoke,
    Never shall be quenched or subside,
    But everlastingly shall
    Burn them and never cause them to die.

    Transl. Christian Souchon (c) 2008


    Brezhoneg
    (Textes bretons - Breton Texts)

    Line
    Le Père Maunoir (An Tad Maner), Eglise de Plévin, 1827 Ce texte est cité dans un livre d'histoire destiné aux lycées comme un monument d'obscurantisme médiéval (!). On remarquera cependant que le "Catéchisme de l'Eglise catholique" publié en 1992 fait encore une petite place à l'Enfer et cite l'Evangile qui parle de la "géhenne du feu qui ne s'éteint pas", de "fournaise ardente" et de "feu éternel". Cette conception orthodoxe -ce terrifiant cantique est attribué à un jésuite du 17ème siècle, le Bienheureux Père Julien Maunoir-, coexiste en Bretagne avec une autre selon laquelle, comme on peut le lire sur un bas relief de l'église de La Martyre, l'enfer est froid (An ifern yeun). La même notion apparaît dans le chant "Merlin au berceau" (strophe 35).

    Le Bienheureux Julien Maunoir (1606 - 1683)
    Dans l'"argument" introductif à ce chant, La Villemarqué, lui assigne une autre attribution possible: au Père Morin qui vivait au 15ème siècle, du fait qu'il ne figure pas dans la collection des cantiques du Père Maunoir. On peut en douter tant cette pièce s'inscrit bien dans le style de prédication de ce dernier.
    Né en Haute-Bretagne, à Saint-Georges-de-Reintembault, près de Fougères, Maunoir vient chez les Bas-Bretons parce que la Compagnie de Jésus lui a refusé les Hurons. Il apprend donc le breton comme ses collègues des missions d'outre-mer apprennent le huron.

    Son apport à la langue bretonne
    Il l'apprend même si bien que l'on date l'apparition du breton moderne de la publication en 1642, de ses Canticou spirituel. Ceux-ci, en effet, rompaient avec une tradition datant de plusieurs siècles qui incluait dans l'orthographe des lettres inutiles. Ces chants observaient les mutations dans l'écriture et s'inspiraient pour la versification des règles courantes de la prosodie française. Cet exemple fut suivi par tous les auteurs postérieurs, trop heureux de devoir renoncer aux rimes internes comme dans:
    "Holl a grenont gant spont war-benn tu-hont kontañ".
    Maunoir négligera cependant d'expulser les inutiles emprunts au français et il faudra attendre la publication du "Dictionnaire celto-breton ou breton-français" de Le Gonidec, en 1824, pour que se manifeste cette préoccupation chez les lettrés bretonnants.

    Les missions du Père Maunoir
    Le père Maunoir prend définitivement le relais de Michel Le Nobletz en 1640, et en reprend les méthodes (cantiques, prédication l'aide de "tableaux de mission", etc...). Son apport tient surtout dans la quantité et il enchaîne les missions sans discontinuer. A partir de 1650 il enrôle les prêtres de paroisse volontaire. La préparation des missions est l'objet de tous ses soins. Le jour de son arrivée il organise une procession avec lecture de la bulle d'indulgences, mais auparavant il a réglé les questions d'intendance, comme le logement des missionnaires.
    La mission dure environ un mois. Maunoir prêche trois fois par jour et prend les fidèles en charge toute la journée: prières, examens de conscience détaillés, méditations, apprentissage des cantiques et "conférence", c'est à dire une discussion avec les fidèles à partir de leurs questions. La quatrième semaine impose des journées plus longues pour faire une place aux confessions et à la préparation de la procession générale qui clôt la mission. Cette ultime cérémonie attire beaucoup de monde. En 1638, Maunoir compte 30.000 hosties consommées lors de la communion générale précédée du Saint-Sacrement et accompagnée d'une représentation théâtrale consacrée à la passion du Christ, compromis entre la culture de Basse-Bretagne et la pédagogie jésuite.
    A son décès, en 1683, il avait à son actif 375 missions en 40 ans. soit en tenant compte des autres missions, plus de 100.000 personnes chaque décennie.
    Interrompues pendant le révolution de 1789, les missions reprirent lentement sous le Premier Empire et connurent encore un immense succès pendant un siècle à partir de 1850. Le peintre Xavier de Langlais peignait encore des "taolennoù" en 1945. Les dernières (?) missions furent organisées en 1970.

    La béatification de Julien Maunoir
    L'enthousiasme soulevé par ces prédications, qui provoquait parfois des scènes d'hystérie collective, est à l'origine d'une vénération envers le "Tad mad" (le bon père) qui conduisirent les autorités à effectuer à partir de 1714 des enquêtes canoniques et à introduire cette cause auprès de la Sacrée Congrégation en 1875. Le 20 mai 1951 il fut procédé à la béatification solennelle de Julien Maunoir.

    Julien Maunoir est-il l'auteur du "Cantique de l'Enfer"?
    A l'appui de l'attribution au Père Maunoir du présent "Cantique de l'Enfer", voici le récit, par le Père Boschet, du couronnement de la mission organisée à Plouhinec en 1644.
    Celle-ci se terminait, "par un spectacle propre à inspirer une crainte salutaire et de durée. Il avait composé un cantique sur les tourments de l'enfer... C'est un dialogue instructif et pathétique , où les hommes qui sont encore sur la terre interrogent ceux qui souffrent aux enfers...A la fin de la procession générale, ... il fit monter sur un théâtre... les enfants qui devaient faire les interrogations au nom des vivants et il plaça sous le théâtre ceux qui devaient faire les réponses des damnés...Les voix sortant de dessous le théâtre...effrayèrent tellement la foule, au nombre de plus de 4000 personnes, que chacun se frappa la poitrine et forma de nouvelles résolutions de faire pénitence et d'éviter le péché."

    Maunoir le démonologue
    D'ailleurs Maunoir, de par la formation démonologique poussée qui était donnée aux jésuites, portant considérés comme des intellectuels, apparaît comme obsédé par Satan qu'il voit partout. Son catéchisme en breton, publié en 1659, insiste lourdement sur le thème, si bien qu'on le prend parfois pour un sorcier!
    Extrait de son catéchisme:
    "Question: Y a-t-il des moyens de différencier le diable d'un vrai homme? Réponse: Oui, par ses paroles qui sont mauvaises ou tirent à une méchante fin.
    Q. : Et encore?
    R. : Par ses pieds qui sont le plus souvent comme ceux d'un animal..."

    Sources: "L'âge d'or de la Bretagne 1532-1675" par Alain Croix (Ouest-France Université) et Guide Gallimard "Finistère Sud".
    Le Père Maunoir (An Tad Maner) This text is quoted in a history school book as a monument of medieval (!) obscurantism. One should bear in mind, however, that the "Catechism of the Catholic Church", published in 1992, still makes a wee bit of room for Hell and quotes the Gospels that repeatedly mention "the torment of the fire that shall never be quenched", "the blazing furnace" and "the eternal fire". This orthodox view -this terrifying hymn is ascribed to a 17th century Jesuit, the Blessed Father Julien Maunoir-, coexists in Brittany with another one: that Hell is cold, as asserted on a low-relief in La Martyre church ("an ifern yeun"). The same notion appears in the song "Merlin in his cradle" (verse 35).

    The blessed Julien Maunoir (1608 -1683)
    In the "argument" introducing this song, La Villemarqué ascribes it to Father Morin who lived in the 15th century, rather than to Maunoir, because it is not included in the latter's hymn collection, known as "Canticou spirituel". Yet this song fittingly matches Maunoir's demonological preoccupations.
    Born in Upper (=French speaking) Brittany at Saint-Georges-de-Reintembault, near Fougères, Maunoir chose to be sent as a missionary to Lower Brittany, though he would have preferred to the Huron Indians. Now he learned Breton, just as his colleagues learnt the Huron language.

    His contribution to enhancing the Breton language
    He learnt it so well that his collection of hymns published in 1642 is considered the first work in modern Breton, since the spelling he used broke with centuries-old tradition of useless orthographic exponents. In these lyrics the so-called consonantic mutations were noted and versification obeyed the same rules as French poetry. His example was followed by all subsequent authors, who were glad to get rid of the painstaking, old internal rhyme system, like in the verse:
    "Holl a grenont gant spont war-benn tu-hont kontañ".
    However, Maunoir omitted to expel the useless barbarisms borrowed from the French and it was not until Le Gonidec published his "Celt-Breton or Breton-French Dictionary", in 1824, that attention was given by the educated Breton speakers to this issue.

    The missions of Father Maunoir
    Father Maunoir definitely took over from Michel Le Nobletz in 1640, and resumed his working methods (hymns, preaching with the help of "mission tables", etc...). His contribution chiefly consists in increasing the audience and his missions keep going on uninterruptedly. As from 1650, he enlists local parish priests who volunteer assistance. The missions are thoroughly and carefully prepared. On his arrival in a town, a procession is held, then the Papal bull on indulgences read out, but he has settled in advance all logistic issues, such as the missionaries' accommodation.
    The average duration of a mission is one month. Maunoir preaches three times a day and remains on duty all day through: he teaches the hymns, holds "conferences", i.e. he discusses with the congregation to answer their requests. The fourth week is still more testing: longer duty to insure that there is time enough for confessions and to prepare the concluding great procession. This final ceremony attracts many people. In 1638, after a mission, Maunoir posts 30,000 hosts consumed on the occasion of the general communion following the Mass and a theatre performance on the Passion of the Christ which was a compromise between Breton lore and Jesuits' pedagogy.
    When he died in 1683, he had performed 375 missions in 40 years, so that together with others' missions an average of over 100,000 people were addressed in each decade.
    Interrupted by the 1789 revolution, the missions were slowly revived under the First Empire and became very popular from 1850 onwards. The artist Xavier de Langlais was still painting "taolennoù" in 1945. The last (?) missions were organized in 1970.

    The beatification of Julien Maunoir
    The enthusiasm raised by his preaching that sometimes started up real scenes of mass hysteria, is at the origin of the veneration enjoyed by the "Tad mad" (Good Father), which prompted the local religious authorities, as early as 1714, to have his case investigated and to submit the request for his beatification in 1875. Julien Maunoir was solemnly beatified on 20th May 1951.

    Is Julien Maunoir the author of the "Song of Hell"?
    Here is, in support of the ascription to Father Maunoir of the present "Song of Hell", the narrative by Father Boschet of the crowning achievement in Maunoir's mission at Plouhinec, in 1644.
    The mission concluded with "a performance apt to inspire fear both salutary and long-lasting . He had compose a hymn on the torments of hell... It is an edifying and moving dialogue where the living that are still on earth ask the damned in hell... After the great procession, a stage was erected, whereon he placed the children who were to ask the dead on behalf of the living, whereas those who were to answer them took up position under it... The voices rising from beneath the stage floor scared so much the crowd of over 4,000 people, that everybody repented openly and loudly and made new resolutions that they would repent and avoid sinning."

    The demonologist Maunoir
    On many occasions, Maunoir, who had like all Jesuits, in spite of their reputation as intellectuals, a thorough training in demonology, appears to be obsessed by Satan whom he scents everywhere. His catechism in Breton, published in 1659, insists strenuously on the topic, so that he was sometimes considered a wizard!
    Excerpt from his Catechism:
    "Question: Are there ways to tell the devil from a real man?
    Answer: There are: by his words that are evil or tend to promote the pursuit of evil ends.
    Q. : Are there other ways?
    A. : He can be told by his feet that often are like those of an animal..."

    Sources: "L'âge d'or de la Bretagne 1532-1675" by Alain Croix (Ouest-France Université) and Guide Gallimard "Finistère Sud".


    'L'âme en état de péché mortel', taolenn par Xavier de Langlais, 1949



    Gwerz an anaon Son ar Baradoz