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Mélodie "Don Bosco" |
Mélodie "Ya viene" Leon |
Mélodie "A cazar" |
Mélodie "Ya viene" Tetuan |
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Mélodie "Estaba" |
Mélodie "Don Buesco" |
Mélodie "Levanto" Tetuan |
Mélodie "Levanto" Tetuan 2 |
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Mélodie "Don Pedro" Trascatto |
Mélodie "Don Pedro" Veiga de Forcas |
Mélodie "Levanto" Larache |
Mélodie "Ahi viene" |
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CASTILLAN LA MUERTE OCULTADA (Version 1) 1. Don Bosco se fue de caza a cazar como solía los perros llevan cansados la caza no parecía. [1] 2. Se volvió donde su madre con más pena que alegría en el medio del camino mal de muerte le venía 3. - Lo que le digo mi madre respóndame madre mía no se lo digo a mi esposa hasta pasar año y día 4. - A usté le digo mi suegra respóndame suegra mía a dónde está mi don Bosco que él a verme no venía 5. - Tú don Bosco no está aquí fue a una santa romería y me dijo que no vuelve hasta pasar año y día 6. - Pues hoy se cumple el año mañana se cumple el día de los vestidos que tengo ¿cuál yo mejor me pondría? 7. - Ponte tu vestido negro que muy bien que te estaría Ay, malhaya la mi suegra consejo que me daría estar mi don Bosco vivo y yo de luto vestida 8. - Pues ponte el que tu quieras que a mi igual que me daría. - Vestida iba de seda calzada de plata fina ... 9. Cuando iban a la iglesia la gente mucho la mira - La viuda de don Bosco! oh qué linda viudina! - 10. - A Usté le digo mi suegra, respóndame suegra mía! mucho me mira la gente y mirarme no solía. 11. - Es que como eres tan guapa seguro les gustarías. Cuando entraron a la iglesia una mala seña había 12. - A usté le digo mi suegra respóndame suegra mía ¿de quién son aquellas velas que arden en nuestra capilla? 13. - Las velas son de don Bosco que en la caza se moría - Pues quién le dio a él la muerte que me quite a mi la vida Y al otro día temprano el entierro la viudina. [2] Origine: Fundacion Joaquin Diazwww.funjdiaz.net/letras.php |
FRANCAIS LA MORT CACHEE (Version 1) 1. Don Bosco rentra de la chasse Comme il en avait l'habitude. Ses chiens étaient exténués Sans qu'aucun gibier n'ait paru. [1] 2. Il retourna où vivait sa mère, Plus peiné que content. Voilà qu'à mi-chemin Le mal de mort lui vint. 3. - Ce que je vous dis, ma mère, Promettez-moi, ma mère, De ne pas le dire à mon épouse Avant qu'un an et un jour ne soient passés. 4. - Je m'adresse à vous, ma belle mère, Répondez-moi, ma belle-mère. Où donc est mon don Bosco Pourquoi ne vient-il pas me voir? 5. - Ton Don Bosco n'est pas ici. Il est parti pour un saint pèlerinage Et il m'a dit qu'il ne reviendra pas Avant un an et un jour. 6. - Mais c'est aujourd'hui que l'année s'achève! Demain cela fera un an et un jour. Parmi les habits que je possède, Lequel m'ira le mieux? 7. - Mets ton habit noir Qui t'ira très bien. Hélas, ma belle-mère, Quel conseil me donnez-vous là? Mon Don Bosco est vivant Et moi je porterais le deuil? 8. - Mets donc ce que tu veux. Cela m'est bien égal. - Elle alla vêtue de soie Et chaussée d'argent fin. ... 9. Tandis qu'elles se rendaient à l'église Les gens ne faisaient que la regarder: - La veuve de Don Bosco! Oh la jolie veuve! - 10. - Je vous le dis, ma belle-mère, Répondez-moi, ma belle-mère, Les gens ne font que me regarder Eux qui ne me regardaient jamais. 11. - C'est que, comme tu es bien mise Sûrement tu leur plait. Lorsqu'elles entrèrent dans l'église, Il y avait un mauvais signe. 12. - Je vous le dis, ma belle-mère, Répondez-moi, je vous prie. Pour qui sont ces bougies Qui brûlent dans notre chapelle? 13. - les bougies sont pour Don Bosco Qui est mort à la chasse. - Alors, que Celui qui lui donna la mort, A moi m'ôte la vie! - Et le lendemain de bonne heure On enterra la jeune veuve. [2] |
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[1] Cette première strophe est commune à ce chant et à "La Infantina" (N.d.T.) [2] El Romancero del siglo XX no sólo hereda la tradición baladística que halló acogida entre los impresores de romances del siglo XVI , sino que fue despreciada entonces, pero nunca dejó de cantarse. Un buen ejemplo de las limitaciones en el gusto de los eruditos del Siglo de Oro es este romance, que sobrevive en formas muy varias y que ejemplifico con tres textos. |
[1] Cette première strophe est commune à ce chant et à "La Infantina" (N.d.T.) [2] Le "Romancero" (corpus des ballades hispaniques) du 20ème siècle hérite non seulement du répertoire accueilli dans leurs ouvrages par les éditeurs de "romances" (nom espagnol de la ballade) du 16ème siècle, mais aussi de ce qui n'était pas du goût de ladite époque, sans pour autant avoir jamais cessé d'être chanté. La présente ballade est un bon exemple de ces pièces qui heurtaient le bon goût des érudits du Siècle d'Or. Elle a survécu sous des formes diverses bien résumées par les trois versions présentes. |
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CASTILLAN LA MUERTE OCULTADA (Version 2) [3] 1. Ya viene don Pedro __de la guerra herido, 2. que corre, que vuela __por ver a su hijo. 3. -Cúreme usted, madre, __estas tres heridas, 4. que me voy a ver __la recién parida. 5. -¿Cómo estás, Teresa, __de tu feliz parto? 6. -Yo buena, don Pedro, __si tú vienes sano. 7. -Acaba, Teresa, __de dar tus razones, 8. que me está esperando __el rey en la Corte.- 9. Al salir del cuarto, __don Pedro expiró, 10. se quedó la madre __con mucho dolor. 11. Campanas redoblan, __campanas repican 12. porque no se entere __la recién parida. 13. -Madre, la mi madre, __la mi siempre amiga, 14. ¿qué es aquella bulla __que hay en la cocina? 15. -Te digo, mi nuera, __como buena amiga, 16. son juegos de naipes __porque estás parida.- 17. Ya cumple Teresa __los cuarenta días, 18. le dice a su suegra __como buena amiga: 19. -¿Qué traje me pongo __para ir a misa? 20. -Ponte el traje negro, __que te convenía.- 21. Al salir de misa, __todos le decían: 22. "La viudita honrada __la viuda garrida". 23. -Madre, la mi madre, __la mi siempre amiga, 24. ¿qué es esas palabras __que a mí me decían? 25. -Que don Pedro es muerto, __tú no lo sabías. 26. -Si don Pedro es muerto, __no es razón yo viva.- 27. Se metió en su cuarto, __corrió las cortinas 28. y con un puñal __se quitó la vida. 29. Tocan las campanas __con mucha tristeza 29. porque ya se han muerto __don Pedro y Teresa. [4] [5] |
FRANCAIS LA MORT CACHEE (Version 2) [3] 1. Sire Pierre revient De guerre, -il est blessé- 2. En toute hâte: il tient A voir son nouveau-né. 3. Ma mère, soignez-moi, Ces trois vilaines plaies 4. Que je puisse aller voir La nouvelle accouchée. 5. - Thérèse es-tu remise De cet enfantement? 6. - Oh, Pierre, je vais bien Car je te vois vivant! 7. Thérèse, donne-moi Vite de tes nouvelles, 8. Car à sa cour le roi S'impatiente et m'appelle. - 9. En sortant de la chambre Pierre, hélas, rendit l'âme, 10. Livrant à la douleur Sa mère, pauvre femme! 11. Voilà qu'on carillonne Qu'on sonne à la volée 12. Pour ne pas alerter La nouvelle accouchée. 13. - Mère, O ma chère mère, Vous m'aimez, n'est-ce pas? 14. Quel vacarme entend-on Dans la cuisine, en bas? 15. - Ma bru, c'est ton amie Qui te fait confidence: 16. On veut, jouant aux cartes, Fêter ta délivrance. - 17. Quarante jours déjà Que Thérèse accoucha. 18. Et à sa belle-mère, Donc, elle demanda: 19. - Quelle tenue mettrai-je Au jour des relevailles? 20. - Mets donc la robe noire C'est la seule qui t'aille.- 21. Au sortir de la messe Tout le monde disait: 22. - Voyez la jolie veuve! C'est elle qu'on fêtait! - 23. - Mère, ma chère mère, Vous êtes mon amie: 24. Voilà d'étranges mots. Qu'est-ce qu'ils signifient? 25. - Ne le savais-tu point? Ton époux, Pierre, est mort. 25. Sire Pierre n'est plus! A quoi bon vivre encor? 26. Elle alla dans sa chambre Et tira les rideaux. 27. Et mit fin à ses jour A l'aide d'un couteau. 28. Les cloches cette fois Tintent avec tristesse. 29. Elles sonnent le glas Pour Pierre et pour Thérèse. [4] [5] |
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[3] En la mitad sur de España (Andalucía, Murcia, Extremadura, Sur de Salamanca y de Ávila, La Mancha) se canta, en versos de 6 + 6 constituyendo pareados de asonancia cambiante, sin apenas variaciones textuales, así: (cf. Version 2) [4] El romance es un paralelo de una balada francesa de gran difusión llamada "Le roi Renaud", que en su versión más generalizada coincide con la del Sur español en comenzar la narración con el regreso de Renaud, herido y moribundo, de la guerra: "Le roi Renaud de guerre revient..." [5] Pero esta versión "vulgata" de la España meridional, de ritmo ligero y saltarín, aunque en el pasado siglo haya cruzado el Estrecho propagándose entre las comunidades sefardíes de Marruecos, haya viajado a América, donde se han recogido versiones dominicanas, y ya empezara a hacerse ocasionalmente presente al Norte de la Cordillera Cantábrica, no es un buen representante del tema de "La muerte ocultada". Tiene el gran defecto de no explicar qué propósito tiene la ocultación temporal por la suegra de la muerte de su hijo. Y, en consecuencia, de oscurecer la intencionalidad del relato, dejando, incluso, abierto el camino a un trastrueque completo de su mensaje. (Une telle inversion de sens se produit dans 2 versions françaises citées par F-J. Child à propos du chant 42 "Clerk Colvill", p.382 du tome II de son recueil: Saint-Denis, "Poésies populaires de France", III, fol. 103, in "Romania", XI, 98; et Rouen, "Poésies pop.", III, fol. 100, in "Romania" XI, 102. Elles se terminent par cette terrifiante demande de la jeune veuve: "Ma mère, dites au fossoyeux Qu'il creuse une fosse pour deux! Et que l'espace y soit si grand Que l'on y mette aussi l'enfant!) (N.d.T.) |
[3] Dans le centre de l'Espagne (Andalousie, Murcie, Estrémadure, sud de Salamanque et d'Avila, Manche), la ballade se présente sous forme de distiques de 6 pieds à terminaisons dissonantes.. Le texte est pratiquement invariable (cf. version 2) [4] Cette pièce fait pendant à une ballade française très répandue intitulée "Le roi Renaud", qui dans sa version la plus répandue, reproduit celle du midi de l'Espagne en commençant par raconter le retour de Renaud qui revient de guerre, blessé et mourant: "Le roi Renaud de guerre revient..." [5] Mais cette "vulgate" du midi de l'Espagne, au rythme léger et sautillant, même si, au siècle dernier, elle a franchi le détroit de Gibraltar pour être appropriée par les communautés séfarades du Maroc, même si elle est partie pour l'Amérique où l'on a recueilli des versions dominicaines et si elle va bientôt faire quelques apparitions au nord de la Cordillère Cantabrique, n'en est pas moins une illustration inapropriée du thème de la "mort cachée". Son grand défaut est de ne pas expliquer dans quel but la belle-mère cache provisoirement la mort de son fils. Et par conséquent elle obscurcit les intentions qui sous-tendent le récit, ouvrant même la voie à une inversion complète du message qu'il véhicule. (Une telle inversion de sens se produit dans 2 versions françaises citées par F-J. Child à propos du chant 42 "Clerk Colvill", p.382 du tome II de son recueil: Saint-Denis, "Poésies populaires de France", III, fol. 103, in "Romania", XI, 98; et Rouen, "Poésies pop.", III, fol. 100, in "Romania" XI, 102. Elles se terminent par cette terrifiante demande de la jeune veuve: "Ma mère, dites au fossoyeux Qu'il creuse une fosse pour deux! Et que l'espace y soit si grand Que l'on y mette aussi l'enfant!) (N.d.T.) |
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CASTILLAN LA MUERTE OCULTADA (Version 3) [6] 1. Un lunes por la mañana __don Bueso a caza salía. 2. Caminara siete leguas __sin encontrar cosa viva; 3. si no es un puercoespín, __que ni los perros comían. 4. Llovía y achaguzaba __un agua muy menudina; 5. los perros iban cansados, __los galgos ya no corrían. 6. Le vino el mal de la muerte, __a su casa se volvía. 7. -¡Albricias le doy, don Bueso, __que dármelas bien podía, 8. que doña Ana ya parió __y un mayorazgo tenía! 9. -Él será hijo sin padre, __sin padre él se criaría.- 10. -¿Qué caza nos traes, Bueso, __qué caza nos traerías? 11. -Caza que conmigo traigo, __la Muerte en mi compañía. 12. Hágame la cama, madre, __en la sala la de arriba; 13. hágame la cama, madre, __para la perpetua vida. 14. No se lo diga a doña Ana __hasta un año y un día, 15. no se lo diga a doña Ana, __que está tierna de parida.- 16. -Diga, diga, la mi suegra, __la mi madre tan querida, 17. ¿por quién tocan las campanas, __que tocan tan doloridas? 18. -Es el uso de la tierra __cuando una mujer paría.- 19. -Diga, diga, la mi suegra, __la mi madre tan querida, 20. las paridas de esta tierra __¿de qué tiempo van a misa? 21. -Unas van a tres semanas, __otras tardan quince días; 22. tú, por ser de gente noble, __hasta un año y un día, 23. hasta que tu niño vaya __de la mano para misa.- 24. -Diga, diga, la mi suegra, __la mi madre tan querida, 25. de las ropas que yo tengo __¿cuáles llevaré a la misa? 26. -Las de seda por abajo, __las de negro por arriba. 27. -¡Tenerlas de plata y oro, __y he de ir de negro vestida! 28. -Doña Ana, tú eres muy blanca, __lo negro bien te estaría. 29. -¡Mejor me estaría, madre, __vestido de pedrería! 30. -Vístete de lo que quieras, __que en el arca lo tenías.- 31. Coge el niño de la mano, __para la iglesia camina. 32. En el medio del camino, __un pastorcito decía: 33. -¡Oh qué viuda tan hermosa, __oh qué viuda tan florida, 34. que tiene al marido muerto, __se viste de pedrería! 35. -¿Qué dice aquel pastor, madre, __el que la cuerna tañía? 36. -Que andemos aprisa, flor, __que perderemos la misa.- 37. -Diga, diga, la mi suegra, __la mi madre tan querida, 38. ¿por quién son esos hachones, __que arden en nuestra capilla? 39. -Son los de mi hijo don Bueso __que en el alma lo quería. 40. -¡Válgame Dios, la mi suegra!, __¡qué engañada me tenía!- 41. Aún bien no lo había dicho, __muerta en el suelo caía. [7] |
FRANCAIS LA MORT CACHEE (Version 3) [6] 1. Un lundi, à la prime aurore Don Buesco s'en fut à la chasse. 2. Il va bien parcourir sept lieues Sans rencontrer âme qui vive 3. Si ce n'est un porc-épic Dont pas même un chien ne voudrait. 4. Il pleuvait et il bruinait: Une pluie vraiment toute fine. 5. Les chiens étaient fatigués. Les lévriers ne couraient plus. 6. Le mal de la mort le saisit Alors qu'il retournait chez lui. 7. - Avoue-toi vaincu, Don Buesco, Je l'ai, ma foi, bien mérité: 8. Dona Ana vient d'accoucher. Et moi j'avais un majorat! 9. - ce sera là un fils sans père. Sans père il devra se nourrir. - 10. - Que rapportes-tu, dis, Buesco De la chasse, dis, quel gibier? 11. - Vois le gibier que je rapporte: La mort qui s'attache à mes pas. 12. Prépare-moi mon lit, ma mère! Fais le dans la chambre du bas. 13. Fais-moi mon lit ma chère mère Je ne m'en relèverai pas. 14. Pas un mot à doña Ana, Pas avant un an et un jour. 15. Pas un mot à Doña Ana. Elle est fragile et innocente. 16. - Dites-moi ma belle-mère, Ma mère que je chéris tant: 17. Pourquoi les cloches sonnent-elles Avec un son si affligeant? 18. C'est l'usage de ce pays Lorsqu'une femme vient d'accoucher. 19. - Dis-moi, dis-moi, belle mère, Ma mère que je chéris tant: 20. - Les accouchées dans ce pays Quand fête-t-on leurs relevailles? 21. Les unes au bout de trois semaines Les autres au bout de quinze jours, 22. Pour toi qui es de race noble Ce sera un an et un jour: 23. Jusqu'à ce que ton enfant marche Et tu le tiendras par la main. 24. - Dis-moi, dis-moi, belle mère, Ma mère que je chéris tant: 25. Parmi les habits que le possède, Lesquels mettrai-je pour la messe? 26. - En bas une jupe de soie. En haut il faut un corset noir. 27. -J'ai des bijoux d'or et d'argent Et j'irais toute de noir vêtue? 28. - Doña Ana, tu étais bien pâle Le noir t'irait très bien, je crois. 29. - Ce qui m'irait mieux, mère, Ce serait un habit de strass! 30. - Habille-toi comme tu l'entends: Tes vêtements sont dans le coffre.- 31. Elle prit l'enfant par la main. Les voilà partis pour l'église. 32. En chemin, ils rencontrèrent Un petit pâtre qui s'écria: 33. - En voilà une jolie veuve! En voilà une veuve coquette: 34. Son mari est mort Et elle se couvre de pierreries! 35. - Qu'est-ce qu'il raconte, ce pâtre, ma mère, Celui qui jouait de la corne? 36. - Il faut que nous nous pressions, ma fleur, Nous allons manquer la messe. 37. - Dis-moi, dis-moi, ma belle mère Ma mère que j'aime tant: 38. Pour qui donc sont ces luminions Qui brûlent dans notre chapelle? 39. - Pour mon fils Don Buesco. Il le voulait pour le repos de son âme. 40. - Mon Dieu, ma belle-mère! Comme vous m'avez trompée! 41. A peine avait-elle dit ces mots Qu'elle tomba morte sur le sol. [7] |
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[6] La tradición oral del tema de "La muerte ocultada" llegada al Romancero del siglo XX no se limita a este texto procedente del Sur de España. En el N.O. de la Península, aunque el tema se desarrolla con la estructura métrica más común en el Romancero, en versos de 8 + 8 de asonancia monorrima, la narración conserva varios motivos tradicionales que hacen el romance referencialmente mucho más rico y de interés más ejemplar; y el mensaje o intencionalidad de la fábula original es en él mucho más claro. Aparte de en esta área compacta, que abarca tierras de Palencia, el Norte de Salamanca, Zamora, León, Asturias, Lugo, Orense y Portugal, un texto octosilábico se canta también en Canarias y, muy minoritariamente, en Cataluña. [7] En este texto, cada hecho concreto narrado incorpora, a la vez, a la historia, mediante sus connotaciones simbólicas, una información adicional que contribuye a dar cohesión a la fábula, a dotarla de contenido ejemplar: |
[6] La tradition orale autour du thème de la "mort cachée", telle qu'elle nous a été transmise jusqu'au 20ème siècle, ne se limite pas à la précédente version, propre au sud de l'Espagne. Au nord-ouest de la péninsule, bien que le thème se présente sous la forme métrique, habituelle dans les ballades, de distiques de 8 pieds a rimes plates, le récit conserve les divers motifs traditionnels qui rendent la pièce notoirement plus riche et intéressante. Le message ou la morale de la fable d'origine y deviennent beaucoup plus clairs. En dehors de la zone compacte qui couvre les régions de Palenque, le nord de Salamanque, Zamora, le León, les Asturies, Orense et le Portugal, il existe aussi une version en octosyllabes aux Îles Canaries et, sporadiquement, en Catalogne. [7] Dans ce texte, chaque élément concret de la narration comprend, au delà de ce qui est raconté, une information complémentaire, sous forme de symbole, qui donne de la cohésion à la fable, en lui conférant une valeur d'exemple. |
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CASTILLAN LA MUERTE OCULTADA (Version 4) [8] 1. Estaba doña Ana __en días de parir, 2. y se le ha antojado __comer jabalí. 3. Levantose Olalvo [13] __lunes de mañana, 4. cogiera sus armas, __fuérase a la caza. 5. Nun prado de rosas [10] __se sentó a almorzar, 6. allí vido Olalvo __su negra señal; 7. en el prado verde __abrió su cestico, 8. vio venir al Huerco __enturbiando el río. [12] 9. Criador del cielo, __¡Válgame Dios del cielo, pensamientos tengo! [9] 10. __-Huerco, no me empuerques las aguas de arriba, 11. __no quede doña Ana vïuda y parida.- 12. -Así Dios te deje __con Alda vivir, 13. tú me has de dejar __las aguas bullir; 14. así Dios te deje __con Alda folgar, 15. tú me has de dejar __las aguas dañar. 16. -Así Dios me deje __con Alda vivir, 17. no te he de dejar __las aguas bullir. 18. Así Dios me deje __con Alda folgar, 19. no te he de dejar __el río pasar.- 20. Hirió Olalvo al Huerco __con su rica espada; [11] 21. hirió el Huerco a Olalvo __en telas del alma. 22. Hirió Olalvo al Huerco __en el calcañar; 23. hirió el Huerco a Olalvo __en la voluntad. 24. Ya llevan al Huerco __carros y carretas; 25. ya llevan a Olalvo __damas y doncellas. 26. Alda no lo sepa __¡Si Alda lo sabe, luego queda muerta! 27. -¿Cómo te hallas, Ana, del parto primero? 28. __-Yo muy bien, Olalvo, si tú vienes bueno. 29. __Arrímate, Olalvo, arrímate a la cama, 30. __verás al infante que busca la mama. 31. __-Espérate, Ana, atiende a razones, 32. __que me llama el rey para ir a sus Cortes. 33. __-Si te llama el rey para ir a sus Cortes 34. __¿qué hará una mujer parida de anoche? 35. __-Comer y beber, darte buena vida; 36. __te queda mi madre, que te asistiría.- 37. __-Suegra, la mi suegra, la mi siempre amiga, 38. __¿cuál es ese ruido que suena allá arriba? 39. __-Eso son los toros, porque estás parida.- 40. __-Suegra, la mi suegra, la mi siempre amiga, 41. __¿por qué doblan tanto las campanas lindas? 42. __-Por un caballero que murió en las Indias.- 43. __-Suegra, la mi suegra, la mi siempre amiga, 44. __¿de qué tiempo salen las recién paridas? 45. __-Pues unas al mes, otras quince días; 46. __tú saldrás al año, que te convenía.- 47. __-Suegra, la mi suegra, la mi siempre amiga, 48. __¿cuál de las mis tocas me pongo este día? 49. __-La negra, mi alma, la negra, mi vida, 50. __que como eres blanca bien te parecía.- 51. __-Suegra, la mi suegra, la mi siempre amiga, 52. __¿de qué visto al niño para ir a misa? 53. __-Vístele de negro, que te convenía.- 54. __-¡Qué viuda tan bella, qué viuda tan linda! 55. __-No mires atrás, que es descortesía.- 56. __-Suegra, la mi suegra, la mi siempre amiga, 57. __¿cúyo es esa laude de oro enguarnecida? 58. __¡Su hijo un año muerto, nada me decía! |
FRANCAIS LA MORT CACHEE (Version 4) [8] 1. Doña Ana était sur de point d'accoucher, 2. et elle eut envie de manger du sanglier. 3. Olalvo se leva [13] Ce lundi matin-là 4. rassembla ses armes et s'en fut à la chasse. 5. Dans un pré orné de rosiers [10] il s'assit pour déjeuner, 6. et là Olalvo vit un signe mauvais pour lui: 7. sur le pré vert Il ouvrit son panier. 8. Il vit venir le Porc faisant bouillonner la rivière. [12] 9. - Créateur du ciel! - Invoquer le Dieu du ciel, en voilà une idée! [9] 10. - Porc, ne me souille pas l'eau en amont; 11. Que doña Ana ne reste pas veuve et mère. 12. - Pour que Dieu t'accorde de vivre avec Aude 13. Tu n'as qu'à me laisser faire bouillonner l'eau; 14. Pour que Dieu te laisse t'ébattre avec Aude 15. tu n'as qu'à me laisser gâter l'eau. 16. - Pour que Dieu me laisse Vivre avec Aude 17. je ne dois pas te laisser faire bouillonner l'eau. 18. Pour que Dieu me laisse m'ébattre avec Aude, 19. je ne dois pas te laisser passer la rivière. - 20.Olalvo blessa le Porc avec sa riche épée. [11] 21. Le Porc blessa Olalvo dans les toiles de l'âme. 22. Olalvo blessa le Porc au talon. 23. Le Porc blessa Olalvo à la volonté. 24. Voilà que le Porc est emporté par des chars et des charrettes. 25. Voilà qu'Olalvo est emporté par des dames et des demoiselles. 26. Aude n'en savait rien Si Aude l'avait su Alors c'était la mort. 27. - Comment te sens-tu, Ana Après ce premier accouchement? 28. - Très bien, Olalvo Si toi, tu te sens bien. 29. - Approche-toi, Olalvo, Approche-toi du lit, 30. Tu verras l'enfant Qui cherche sa mère. 31. - Attends, Anne, Il faut entendre raison: 32. Le roi me demande de paraître à sa cour. 33. -Si le roi te demande d'aller à sa cour, 34. Que fera la femme Accouchée cette nuit? 35. - A ce que tu manges et boives Et que tu aies une vie agréable 36. Ma mère pourvoira: Elle reste pour t'aider. 37. - Belle-mère, ma mère, mon amie de toujours, 38. Quel est ce bruit Qui retentit là-haut? 39. - C'est la corrida En l'honneur de ton accouchement. 40. - Belle-mère, ma mère mon amie de toujours, 41. Pourquoi sonnent-elles le glas Ces jolies cloches? 42. - Pour un seigneur qui mourut aux Indes. 43. - Belle-mère, ma mère, mon amie de toujours, 44. Au bout de combien de temps Les nouvelles accouchées sortent-elles? 45. - Eh bien, les unes un mois, les autres quinze jours; 46. toi c'est dans un an que tu devras sortir. 47. - Belle-mère, ma mère, mon amie de toujours, 48. Laquelle de mes coiffes Porterai-je, ce jour-là? 49. - La noire, mon âme, La noire, ma vie; 50. Comme tu as le teint pâle Elle t'ira bien. 51. - Belle-mère, ma mère, mon amie de toujours, 52. Comment habillerai-je l'enfant Pour aller à la messe? 53. - Habille-le en noir: C'est ce qu'il faut que tu fasses. 54. - Comme la vie est belle! Que la vie est jolie! 55. - Ne regarde pas en arrière, Cela ne se fait pas. 56. - Belle-mère, ma mère, mon amie de toujours, 57. A qui est cette pierre tombale Ornée d'or? 58. Son fils, mort depuis un an! Elle ne m'en disait rien! - |
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[8] El primitivo mensaje del romance de "La muerte ocultada" no sólo está claro en el texto octosilábico. En un conjunto de versiones, procedentes de varias áreas de la tradición hispánica, ha sobrevivido en el siglo XX una narración hexasilábica incluso más fiel a las formas primitivas de la fábula que el texto octosilábico monorrimo. Es este modelo del romance, el conocido desde antiguo por los judíos sefardíes expulsados de España en el siglo XV, el cual se siguió cantando ininterrumpidamente hasta el siglo XX en las comunidades de Marruecos y, de forma fragmentaria, en la de Salónica; además se mantuvo en la "alta Extremadura leonesa" (constituida por los pueblos serranos del Norte de Cáceres y del Sur de Salamanca y de Ávila, a ambos lados de la Cordillera Central), donde tuve la oportunidad de recoger una preciosa versión en el verano de 1947 de boca de una mujer de 40 años, Tomasa González, natural de Casillas), y asimismo (aunque sin el combate con la Muerte) en áreas conservadoras catalanas (incluido El Roselló): [9] Hay en este texto rasgos métricos especialmente arcaicos dentro de la historia del Romancero, Antojo que, de no realizarse, traería consigo el malogro del parto. [10] El "locus amoenus", el prado verde y florido a las orillas de un río, donde, en medio de la floresta, se sienta el cazador, nos invita a esperar un encuentro amoroso, la caza de una hembra deseable; pero quien se hace presente es "el Huerco" (o un "puerco" javalí, en la "Alta Extremadura"), esto es el "Orcus" de la mitología latina (la personalización del río o palude Estigia, cuyas aguas mortales separan el Averno de nuestro mundo). Dos escenas nos sitùan en un plano narrativo mitico: Gracias a él,comprendemos que Olalvo ha conseguido el plazo necesario para poder regresar, realmente ya muerto, a pactar con su madre el otro plazo que va a hacer posible la continuidad de su linaje. [11] Este combate mítico no es una invención de ciertas versiones del romance hispánico, sino herencia de la balada precristiana de "La muerte ocultada", que la cristianización de la balada en Francia fue reduciendo o transformando para adaptar la narración a un mundo postmítico. [12] En la tradición folklórica de Bretaña ha pervivido un gwerz de "la Muerte ocultada" muy semejante al romance hispánico en sus formas más conservadoras. Le choix d'un gibier n'est pas présenté comme un caprice de nouvelle accouchée, mais comme une proposition spontanée de son chasseur de mari. Le délai d'un an et un jour que la belle-mère devra observer avant de révéler la mort du héros n'est retenu, semble-t-il, que dans de rares versions bretonnes. La raison invoquée pour ce silence est de ne pas traumatiser la jeune mère. Cependant, dans certaines versions bretonnes, on voit la belle-mère clairement défendre les intérêts du jeune héritier, face à la détermination suicidaire de la mère. (N.d.T.) [13] En Suecia, Dinamarca, Noruega e Islandia la tradición baladística conserva también un relato que, en su comienzo, es similar al del gwerz bretón, [14] Es regla bien conocida la de que, en los productos y fenómenos en cuya transmisión interviene una multitud de transmisores, las áreas más alejadas del centro innovador retengan hasta más tarde las formas más antiguas de la estructura que se expande, mientras en su núcleo se sitúan las más evolucionadas y modernas. Así ocurre en la expansión de novedades artesanales, lingüísticas, religiosas, de ritos, costumbres y modas; y así se explican (y no por influjos directos puntuales) las coincidencias observadas entre las formas más conservadoras del romance y el gwerz bretón o la vise escandinava. Por otra parte hay que considerar que las tradiciones baladísticas de pueblos con distintas lenguas forman un continuo en que la comunicación de innovaciones temáticas o formales se produce sin necesidad de traducciones totales ni de traductores propiamente dichos gracias al bilingüismo fronterizo. Al igual que en el interior de una comunidad lingüística, entre comunidades de diversa lengua, las variantes que un texto ofrece pueden ser selectivamente adoptadas e incorporadas a otro ("Ana"/"Alda", estrofa 1 de version 1...). Sólo así se explican las complejas interconexiones de las varias formas de nuestro romance con la balada europea de análogo tema y desarrollo. Autor: Diego Catalán |
[8] Il n'y a pas que dans le texte en octosyllabes que le message de la ballade de la "mort cachée" soit énoncé clairement. Dans plusieurs versions issues de diverses régions d'Espagne, a survécu jusqu'à nos jours un récit en vers de 6 syllabes uniquement, plus fidèle aux formes premières de la fable que la version octosyllabique. C'est cette variante, connue depuis dès l'époque où les juifs séfarades furent expulsés d'Espagne, au 15ème siècle, qui s'est transmise sans interruption jusqu'à nos jours dans les communautés marocaines et, sous forme de fragments, dans celle de Salonique. Par ailleurs, elle s'est conservée en "Haute Estrémadure léonaise" (les montagnes au nord de Cáceres et au sud de Salamanque et d'Avila, des deux cotés de la Cordillère centrale où j'ai eu la chance de recueillir une précieuse version, au printemps 1947, de la bouche d'une femme de 40 ans, Tomasa Gonzáles, née à Casillas), ainsi que (bien que ces variantes ne comportent pas le combat avec la Mort), dans des régions "conservatrices" de la Catalogne (en particulier le Roussillon): [9] Ce texte présente des caractéristiques métriques qui remontent au début de l'histoire du Romancero, [10] Le "locus amoenus", le pré vert et fleuri au bord d'une rivière où le chasseur s'assied parmi les fleurs, semble augurer de quelque rencontre amoureuse et être le séjour de quelque créature désirable. Mais celui qui apparaît est "el Huerco" (ou "puerco javali", "sanglier" en dialecte de Haute Estrémadure). Il correspond à l'"Orcus" de la mythologie latine, la personnification du fleuve ou du lac Styx dont les eaux empoisonnées séparent l'Averne de notre monde. Deux scènes nous transportent dans un monde mythique: Grâce à elles nous comprenons qu'Olalvo a obtenu le délai nécessaire pour pouvoir retourner, alors qu'en réalité il est déjà mort, conclure un pacte avec sa mère. Ce pacte porte sur un nouveau délai qui rendra possible la pérennité de son lignage. [11] Ce combat mythique n'est pas une invention propre à certaines versions de la ballade hispanique, mais l'héritage de l'histoire préchrétienne de la "mort cachée" que la christianisation qu'elle a subie en France a réduite ou transformée pour l'adapter à un monde post-mythique. [12] Dans la tradition orale bretonne il existe une gwerz de la "mort cachée" très semblable au "romance" hispanique, dans ses variantes les plus archaïques. Le choix d'un gibier n'est pas présenté comme un caprice de nouvelle accouchée, mais comme une proposition spontanée de son chasseur de mari. Le délai d'un an et un jour que la belle-mère devra observer avant de révéler la mort du héros n'est retenu, semble-t-il, que dans de rares versions bretonnes. La raison invoquée pour ce silence est de ne pas traumatiser la jeune mère. Cependant, dans certaines versions bretonnes, on voit la belle-mère clairement défendre les intérêts du jeune héritier, face à la détermination suicidaire de la mère. (N.d.T.) [13] En Suède, au Danemark, en Norvège et en Islande, les ballades traditionnelles comportent un récit qui, au début, ressemble à celui de la gwerz bretonne, [14] C'est un fait bien connu que, dans les processus et phénomènes dans la transmission desquels interviennent une multitude d'agents, les zones les plus éloignées du centre des innovations conservent le plus longtemps les formes les plus archaïques de la structure qui se propage, alors que c'est en leur milieu que l'on trouve les formes les plus évoluées et les plus modernes. Il en va ainsi de l'a propagation des innovations artisanales, linguistiques, religieuses, des rites, des coutumes et des modes. Et c'est ainsi qu'on explique (et non par des influences ponctuelles directes) les coïncidences que l'on observe entre les formes les plus conservatrices du "romance" et de la "gwerz" bretonne ou de la "vise" scandinave. D'autre part, il faut tenir compte du fait que les traditions orales des peuples usant de langues distinctes forment un continuum au sein duquel la transmission d'innovations relatives aux thèmes traités ou aux formes qu'ils revêtent est assurée sans qu'on ait besoin de traductions complètes, ni même de traducteurs proprement dits, grâce au "bilinguisme des marges". Comme cela se produit à l'intérieur d'une même communauté linguistique, entre des communautés de langues différentes, les variantes que présente un texte peuvent être retenues de façon sélective et incorporées à d'autres (ici "Ana" /"Aude", strophe 1 de la version 1...). Ce n'est qu'ainsi que s'explique la complexité des interrelations entre les diverses formes de notre "romance" et la ballade européenne qui lui est analogue par le thème qui s'y trouve développé. Auteur de cet article: Diego Catalán |
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Catedrático de filología hispánica, nieto del gran filólogo Ramón Menéndez-Pidal así como uno de sus discípulos a causa de la larga vida del maestro (1869-1968). Como él es fundamentalmente medievalista, preside la Fundación Menéndez-Pidal y ha estudiado en especial el Romancero y las crónicas medievales, y editado sus textos. Coordina un gran proyecto, el Romancero panhispánico, que pretende recoger y conservar informáticamente todos los textos y variantes del mismo. Propuso la distinción entre dos variedades de español: el atlántico, que, a grosso modo, incluye el meridional de España y el americano, y el continental, que incluye el del resto de la península. |
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Titulaire d'une chaire de philologie hispanique, petit-fils du grand philologue Ramón Menéndez-Pidal et élève de celui-ci qui vécut fort longtemps (1869-1968). En tant que médiéviste de formation, il préside la Fondation Menéndez-Pida et a étudié plus particulièrement le Romancero et les chroniques médiévales dont il a édité de nombreux textes. Il coordonne un grand projet, le "Romancero pan-hispanique" dont il se propose de recueillir et de conserver sous forme de données informatiques tous les textes et variantes. Il prône la distinction entre deux variétés d'espagnol: l'atlantique, qui est en gros celui parlé dans le midi de l'Espagne et en Amérique et le contiental qui couvre le reste de la péninsule... |
