King William's March

La Marche du Roi Guillaume

King William's departure to Ireland on 4th June 1690
Départ du roi Guillaume pour l'Irlande, le 4 juin 1690

Tune - Mélodie
"King William's March"

from Hogg's "Jacobite Reliques" part I, N° 14

Sequenced by Christian Souchon



Hogg writes in a note to this song: "This is one of the many Jacobite songs whose date of composition may almost be traced to a day. It must have been a rant composed by some wag of a Cavalier, on the depature of King William to join his army in Ireland, which took place on the 4th June 1690. Had the date been later, the success of his expedition would have rendered such sarcasm ridiculous. And earlier, no one could have known of it... The air is plain but supposed to be very old. Both that and the song are decidedly of Scottish original."

He adds "I have often heard the two first verses sung as an interlude in a nursery tale, the scope of which I puzzled myself in vain to recollect, but think it must have been allegorical".
A few Jacobite songs went the other way round: Nursery rhymes were made to accommodate political contents:
What's the rhyme to porringer? , on Princess Mary's wedding (1677),
Came ye by the Kirk?, on the Highland Quorum (1715),
"Aikendrum", the state of the Jacobite and Whig armies immediately before the battle of Sherrifmuir (1715).
O this is no ma ain hoose on the aftermath of Culloden (1746).
Hogg écrit à propos de ce chant: "C'est l'un de ces nombreux chants Jacobites dont on peut indiquer presque au jour près la date de composition. Ce doit être un pamphlet rédigé par quelque plaisantin de "Cavalier", au moment du départ du roi Guillaume pour rejoindre son armée en Irlande, le 4 juin 1690. S'il l'avait été plus tard, le succès de l'expédition aurait rendu ridicules ces sarcasmes. S'il l'avait été avant, personne n'y aurait prêté attention... L'air est simple mais sans doute très ancien. Mélodie et texte sont tous deux, sans doute possible, authentiquement écossais."

Il ajoute: "J'ai souvent entendu les deux premiers couplets servant d'interlude dans un conte pour enfants, dont je n'arrive pas à me rappeler le sujet, mais je pense qu'il s'agissait d'une allégorie."
Quelques chants Jacobites ont parcouru le chemin inverse: ce sont d'anciennes comptines dans lesquelles fut injecté un contenu politique:
Quelle est la rime à potager? , sur le mariage de la Princesse Marie (1677).
Es-tu passé par l'église?, sur le "Highland Quorum" (1715),
"Aikendrum", sur l'état des forces Jacobites et Whigs juste avant Sherrifmuir (1715).
O ce n'est pas ma maison sur les déprédations qui suivirent Culloden (1746).
KING WILLIAM'S MARCH [1]

1. O Wilie, Willie Wanbeard,
He's awa' frae hame,
Wi' a budget on his back,
An' a wallet at his wame:
But some will sit on his seat,
Some will eat his meat,
Some will stand i' his shoon,
Or he come again.

2. O Willie, Willie Wanbeard,
He's awa' to ride,
Wi' a bullet in his bortree, [2]
And a shabble by his side;
But some will white wi' Willie's knife,
Some will kiss Willie's wife,
Some will wear his bonnet
Or he come again.

3. O Willie, Willie Wanbeard,
He's awa' to sail,
Wi' water in his waygate,
An" wind in his tail,
Wi' his back boonermost,
An' his kyte downermost,
An' his flype hindermost,
Fighting wi' his kail. [3]

4. O Willie, Willie Wanbeard,
He's awa' to fight;
But fight dog, fight bane,
Willie will be right:
An' he'll do, what weel he may,
An' has done for mony a day;
Wheel about, an' rin away,
Like a wally wight.

5. O saw ye Willie Wanbeard
Riding through the rye ?
O saw ye Daddy Duncan
Praying like to cry ?
That howe in a 'tato fur
There may Willie lie,
Wi' his neb boonermost
An' his doup downermost,
An' his flype hindermost,
Like a Pessie pie.

6. Play, piper, play, piper,
Play a bonny spring,
For there's an auld harper
Harping to the king,
Wi' his sword by his side,
An' his sign on his reade,
An' his crown on his head,
Like a true king.

Source: Jacobite Minstrelsy, published in Glasgow by R. Griffin & Cie and Robert Malcolm, printer in 1828.
LA MARCHE DU ROI GUILLAUME [1]

1. O Guillot Barbe-Blanche,
Où t-en vas-tu donc,
La bougette à l'épaule,
La bourse au ceinturon?
Gare à ton escabelle!
Prend garde à tes chaussons
Ainsi qu'à ton écuelle!
Reviens à la maison!

2. O Guillot Barbe-Blanche,
Tu pars chevaucher,
Avec ta sarbacane [2]
Et le sabre au côté.
Ton couteau qu'on aiguise,
Ta femme qu'on étreint,
Ta toque qu'on a mise,
Penses-y donc. Reviens!

3. O Guillot Barbe-Blanche,
Tu vas prendre la mer.
Avec l'eau dans la gorge
Et le vent à l'arrière.
Bien que le dos se courbe
Et, comme l'estomac,
L'intestin se retourne,
Le chou ne passe pas! [3]

4. O Guillot Barbe-Blanche,
Tu pars au combat.
Un os que se disputent
Les chiens, c'est bon pour toi.
De ton mieux tu vas faire
Là-bas comme partout:
Rouler carrosse et prendre
Tes jambes à ton cou.

5. Qui a vu Barbe-Blanche
Chevaucher par les champs,
Et le vieux Duncan dire
Sa prière en pleurant?
Il doit creuser la terre
Pour permettre à Guillot
D'approcher son derrière
Avec le nez au vent,
De vider ses entrailles:
Un pâté de lapin!

6. Sonneur, ta cornemuse!
Joue-nous l'air de ton choix!
Car il est un harpiste
Qui harpe pour le roi:
A son côté son glaive,
Son étendard dressé,
Sur son chef la couronne,
Comme le roi qu'il est.

(Trad. Christian Souchon(c)2009)
Line
[1] A satire on King William's departure to join his army in Ireland previousus to the battle of the Boyne.

[2] "It is of boretree or alder that boys make their air-guns. This is making as light of King William's fire-arms as possible." (Hogg)

[3] "The third verse seems to insinuate that William had been horribly sick in crossing the Channel." (Hogg)
[1] Satire sur le départ du roi Guillaume pour rejoindre son armée en Irlande, juste avant la bataille de la Boyne.

[2] Hogg explique le mot Scots "boretree" (sureau) :"c'est avec du sureau que les enfants font leurs sarbacanes. Une façon de se moquer de l'armement de Guillaume."

[3] "La troisième strophe suggère que Guillaume sera sujet au mal de mer en traversant la mer d'Irlande." (Hogg)


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