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SOFIA

Hymne national : "Mila Rodino!"

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Cathédrale Alexandre Nevski Alexandre Nevski: le clocher Alexandre Nevski: la longue file des pèlerins Queques uns des 16 Italiens de notre groupe devant Alexandre Nevski Eglise russe St Nicolas Théatre National Ivan Vasov Touristes devant le Palais présidentiel Eglise Ste Petka des Selliers Fondations de la vile romaine Manoeuvre de la Garde présidentielle. CLIQUER sur le cercle pour lancer le film.
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Dimanche 6/07/08 : Visite du Centre de SOFIA


Un peu d'HISTOIRE:
Les Bulgares sont un peuple du groupe turcique, des cavaliers gouvernés par des khans qui apparaissent dans la région lors des grandes invasions. Les Bulgares orientaux fondent sur la Volga un royaume dont les Mongols s'emparent en 1236.

Les Bulgares occidentaux fondent le PREMIER EMPIRE BULGARE vers 680. en se mêlant aux populations locales, Thraces romanisés et Slaves dont ils adoptent la langue. En 865, sous le règne de Boris I, le peuple bulgare se convertit au christianisme et son église est rattachée à Byzance. Boris accueille des disciples des moines grecs Cyrille et Méthode, lesquels répandent la nouvelle foi, ainsi qu'une version simplifiée de l'écriture glagolitique inventée par leurs maitres pour transcrire le slave: l'écriture cyrillique.
Le 9ème siècle sera l'ÂGE D'OR de la culture bulgare et de la plus grande extension du territoire bulgare sous le règne de SIMEON I (capitale à Preslav), avant d'être envahi par les Russes, les Normands et les Byzantins.

Au 12ème siècle deux boyards de Tarnovo, Jean et Pierre ASEN restaurent l'indépendance bulgare vis à vis de l'empire byzantin en décomposition et fondent le SECOND EMPIRE BULGARE avec comme capitale Tarnovo (Tsar KALOYAN). Une dernière période de splendeur, avec les règnes de Ivan Asen II, puis de Ivan Alexandre, s'achève dans la division, par la prise de Tarnovo par les Ottomans, malgré la résistance du patriarche Euthyme, et par la défaite de NIKOPOL en 1396.

La NUIT OTTOMANE durera jusqu'en 1878. Devenue la province de Roumélie dirigée par un beylerbey, la Bulgarie conserve cependant sa religion -l'église bulgare est rattachée au patriarcat grec- et sa langue. L'influence ottomane marque de son empreinte l'architecture, l'artisanat et la musique. La culture se réfugie dans les monastères (Rila, Backovo) ainsi qu'au Mont Athos. Les soulèvements sont réprimés avec cruauté.
A partir de 1850, la conscience nationale renaît dans la jeunesse et l'action clandestine se développe avec la haute figure de Basile LEVSKI qui sera pendu en 1873. L'église retrouve son indépendance.
En avril 1876 les Turcs répriment avec sauvagerie une nouvelle révolte et le "Tsar libérateur", Alexandre II de Russie leur déclare la guerre. Il est secondé par des volontaires bulgares. Sa victoire entraîne la libération de la Bulgarie (traité de San Stefano, 3 mars 1878).

Mais l'Angleterre provoque la réunion du congrès de Berlin en juillet qui laisse la Bulgarie divisée. Plovdiv devient la capitale de la Roumélie, gouvernorat turc, tandis que se constitue une principauté indépendante ayant pour capitale SOFIA. A la tête du jeune état on appelle Alexandre de Battenberg en 1879, puis Ferdinand de Saxe-Cobourg en 1887. Celui-ci prend le titre de Tsar Ferdinand I. Il prend part aux DEUX GUERRES BALKANIQUES de 1913 contre la Turquie et en 1915, il se range au côté des empires centraux. En 1918 il devra abdiquer en faveur de son fils Boris III.

Une période de TROUBLES et de TOTALITARISME commence sous les gouvernements de Stambolijski puis de Tsankov qui instaure un régime dictatorial.
En 1941 la Bulgarie soutient le 3ème Reich et en 1944 est occupée par l'Armée rouge.
En 1946, les communistes avec DIMITROV, ancien secrétaire général du Komintern et ancien membre du Soviet Suprème de l'URSS, proclament la République et se livrent à une épuration sanglante. La Bulgarie adhère au Pacte de Varsovie et au Comécon et, grâce à l'Union soviétique, prend ses frontières actuelles (111.000 km², 7,5 M. d'h. en 2003).
En 1954 Théodore JIVKOV prend la tête du parti et de l'état. Son régime est marqué par l'industialisation à marche forcée du pays et par l'éradication de l'analphabétisme, mais aussi par une répression impitoyable de toute forme d'opposition: déportations dans les camps et assassinat d'opposants (le fameux "parapluie bulgare"). Il gouvernera d'une main de fer jusqu'en 1989, année de la "preustrojstvo" (bulgare pour "perestroïka") qui supprime brutalement les complexes agro-industriels et provoque une grave pénurie alimentaire. Il fut condamné en 1992 pour détournement de fonds et fut placé jusqu'à sa mort (1998) en résidence surveillée. Rien à voir avec ses résidences privées d'Arbanasi et de Boyana dont le standing montre que les griefs retenus contre lui n'étaient pas infondés!

La Bulgarie se transforme dès lors en une DEMOCRATIE à l'occidentale: le dernier roi, Siméon II, remporte les élections législatives en 2001 et l'ancien communiste Parvanov devient président de la République l'année suivante. La Bulgarie entre dans l'Union Européenne en 2007.



SOFIA
a officiellement 1 100 000 habitants. Selon notre guide, elle en aurait en fait plus de 2 millions vivant, pour certains, dans des conditions très précaires. Elle est adossée à la montagne Vitocha qui culmine à 2290 m. Située à 550 m d'altitude, elle est très aérée, ce qui permet aux touristes de supporter les grosses chaleurs!

La CATEDRALE ALEXANDRE NEVSKI fut bâtie entre 1904 et 1912 en signe de gratitude envers le "Tsar libérateur", Alexandre II de Russie, selon les plans d'un architecte russe.
Elle peut accueillir 6000 fidèles, en raisons de ses dimensions imposantes: la coupole centrale couvre 850m². Les offices sont majestueux (même si l'enregistrement que j'en ai fait est misérable...)

L'église ST NICOLAS fut élevée en 1914 par l'architecte Preobrazenski à la demande d'un diplomate ruse. C'est un des plus beaux monuments de la capitale.

Sofia s'élève à l'emplacement d'une VILLE ROMAINE, Ulpia SERDICA (Ulpius était le nom de l'empereur Trajan), favorisée par Constantin (né à Nis, ville de l'actuelle Serbie, à 130 km à l'ouest de Sofia). Il en reste une enceinte, les fondations d'un ancien quartier et un baptistère du 4ème siècle, la Rotonde Saint-Georges, ornée de peintures murales.

Le THEATRE NATIONAL Ivan VAZOV qui borde la Place Battenberg est un édifice néo-baroque dessiné par les architectes viennois Helmer et Felmer.
Ivan Vazov (1850 - 1921) est le fondateur de la littérature nationale avec une oeuvre considérable (28 ouvrages) dont se détache un grand roman historique "Sous le joug". Ses talents de poète et de conteur en font un des écrivains les plus vénérés en Bulgarie, bien que ses oeuvres aient été longtemps introuvables au temps du "réalisme socialiste".

La PLACE CENTRALE, dotée de passages souterrains, est au coeur de la ville stalinienne avec deux bâtiments symétriques qui font face au siège de l'ancien comité central du parti. Celui de gauche abrite la RESIDENCE du Président de la République devant laquelle la relève de la garde a lieu tous les matins à 10 h.

L'Eglise Ste-PETKA-des-Selliers fut construite semi-enterrée au 15ème siècle, à une époque où les ottomans ne toléraient pas que la hauteur d'une église dépasse celle d'un militaire à cheval. Elle contient de superbes fresques en trois couches. On prétend que Basile Levski y fut enterré après sa pendaison.

Son enregistré dans la cathédrale Saint Alexandre Nevski..